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indus Indus

Interference

Biographie > interférer avec qui ?

Interference est le projet personnel de Bruno Dugas, un francilien qui oeuvre le multimedia et passe du temps dans son petit studio pour créer des titres électro-rock. En 2004, il compose, arrange, produit et enregistre tout lui-même et édite un premier album "démo" intitulé Spying the dreams, il espère ensuite pouvoir réunir d'autres musiciens pour donner vie à ses titres en live.
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Oli
Août 2005

Interference / Chronique LP > Spying the dreams

interference : spying the dreamComment définir la pop psychédélique ? Musicalement, le terme "psychédélique" renvoie plus à la prise de psychotropes qu'à la folie, Interference se définit comme en partie "psychédélique", un psychédélisme calme, envoutant, onirique, une folie trés douce et proche du trip hop, un psyké héritage du Syd Barrett solo (avec Pink Floyd, il était parfois plus véhément) et des groupes californiens qui jouaient avec les fleurs et les nuages. Spying the dreams efleure donc ce style, le chant et ses effets rappelant, tout comme chez Spor, le diamant fou, avec également cette chaleur dans les guitares et les rythmes et beaucoup de douceur dans les boucles ("The girl I see"). Interference livre 9 rêves qui n'en font qu'un tant les enchainements sont bien sentis, vu la sensation de bien être que dégage l'ensemble on comprend pourquoi le tout est espionné... L'artisan a fait un trés bon travail, loin d'une production industrielle calibrée, soigne les basses, les cymbales, les tempos, s'est parfois fait aidé par quelques amis (basse, batterie) mais a tout pensé avec classe. Et s'il excelle dans la trip hop, il sait aussi laisser libre cours à une guitare pour dynamiser un titre ("Hear the ring") et éviter l'assoupissement... à moins que ce ne soit là pour éviter le réveil ? Si les quelques compositions chantées sont délicieusement sucrées, une grande partie de Spying the dreams fait la part belle au trip-hop et on est forcé de citer Massive Attack en référence, les ambiances décodables ("Childhood") s'enchevêtrent avec les transitions électroniques et les bizarreries hétéroclites qu'on ne cherchera pas à analyser (ne trouve-t-on pas de tout dans "The lost song" ?). Interference nous emmène ailleurs durant prés d'une heure et parfois, on ne demande que ça, alors merci.
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Oli
Août 2005