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Biographie > Hugues décante

En 2010, Quentin Le Roux, multi-instrumentiste, arrangeur et directeur artistique, fonde à Marseille le one-man band Hugo Kant. Ce pianiste de conservatoire n'en est pas à son premier fait d'arme puisque dès 1994, il participe à la genèse du groupe jazz-rock psychédélique Güs Weg Watergang. S'en suivront des aventures musicales fortement enrichissantes et diverses telles que Samenakoa, un brass band Jazz-funk-soul, Picture Shop, du Nu jazz-downtempo et la formation jazz-electro Nuestra Cosa, qui lui forge une patte artistique prononcée. Un premier 3 titres intitulé Searching London, sorti sur le label associatif Bellring, fait son apparition en mai 2011 suivi très peu de temps après du premier album, I don't want to be an emperor dans lequel apparaît notamment Zé Mateo de Chinese Man. Sur scène, Quentin, en véritable chef d'orchestre (clavier, flute, bugle, clarinette et samples), est accompagné de ses copains de Nuestra Cosa à savoir Loïc Marmet à la batterie et Guillaume Cros à la guitare et à la basse.

Hugo Kant / Chronique LP > The point of no return

Hugo Kant - The point of no return Trois ans après une bande sonore mêlant avec adresse électro, nu-jazz, trip-hop, abstract hip-hop et downtempo funky dans laquelle l'unique protégé de Bellring nous informait qu'il ne voulait pas être empereur, Hugo Kant remet le couvert avec The point of no return. Le décor ne change pas ou presque pas. Le style reste fondamentalement le même bien que la place réservée aux instruments - en dehors de la sempiternelle flûte traversière mais néanmoins marque de fabrique indélébile du Marseillais - soit plus importante (batterie, guitare, contrebasse...). Zé Mateo continue à agrémenter quelques morceaux de ses précieux scratchs et, contrairement à I don't want to be an emperor, des invités étrangers sont venus apporter leurs différents registres vocaux tels que la soul swing de Kathrin deBoer (Belleruche, Bonobo), le trip-hop fragile d'Astrid Engberg (Dafuniks, Mattic) et le flow rappé de MC LostPoet. Une alchimie de styles, de mélodies et de rythmes puisés dans une inspiration sans frontière, ce nouvel album est un agréable voyage à la fois délicat et percutant mais définitivement captivant. Pour les fans de Chinese Man, Wax Tailor, Algorythmik ou peut-être même d'Al'Tarba.

Hugo Kant / Chronique LP > I don't want to be an emperor

Hugo Kant - I don't want to be an emperor A l'écoute d'I don't want to be an emperor, on sent d'emblée le degré important de qualité et de soin apporté à sa conception, on devine alors de fait que le zig qui est derrière toute cette oeuvre est loin d'être un novice. Et comment ! Quentin Le Roux a.k.a. Hugo Kant fait partie de cette catégorie de personnes ayant buché au conservatoire dès leur plus jeune âge puis grandit, entre autres, avec le jazz, la soul, la funk et l'électro à travers moult formations. Multi-instrumentiste, l'homme a plusieurs cordes à son arc dont celle d'arrangeur et de directeur artistique, quoi de plus logique alors que de le retrouver dans un projet solo.

En véritable maestro des temps modernes, Hugo Kant propose treize titres dans lesquels l'électronique rencontre l'acoustique à travers une multitude d'influences (et pas des plus dégueulasses !) tels que le nu-jazz ("Thou shalt not kill", "5 for you and 5 for me"), l'electronica ("This old tune), l'abstract hip-hop ("The chord cracker") ou encore la musique classique ("Nocturne", "Awakening"). Avec autant d'univers que d'humeurs, le Marseillais se lâche totalement et nous plonge dans son petit monde sonore teinté de samples puisés ici et là dans le cinéma classique (on reconnaît notamment le discours de Charlie Chaplin dans Le Dictateur sur le titre éponyme et un extrait de Le bon, la brute et le truand sur "5 for you and 5 for me") et dont les mélodies font mouches sur des rythmes qui, pour certaines chansons, sont plutôt très catchy.

Un album sympathique à conseiller à celles et ceux qui sont sensibles aux artistes de la trempe de Mr Scruff, Wax Tailor, Chinese Man (Zé Mateo est d'ailleurs venu poser quelques scratchs sur la galette), The Herbaliser ou les excellents The Cinematic Orchestra et consorts. Nous, en tous cas, on est déjà plus que convaincu.