Au rayon info, la biographie de Fresh Body Shop, alias Pedro (guitare, chant, piano), également vocaliste au sein d'Orgamilk, Olivier (basse) et Fygen (batterie), n'affiche pas grand chose. Tout juste apprend-t-on que les trois sont originaire du Pays de la Loire et qu'ils revendiquent des influences évoluant entre Nine Inch Nails, Arctic Monkeys, Rage against the machine et Cypress Hill. A compter du milieu de l'année 2007, on fouillant un peu sur la plate-forme Jamendo.com, on peut trouver trâce de leurs premiers essais discographiques, dont un album long-format, entièrement téléchargeable pour la modique somme de... rien du tout : Tasteless.
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Orgamilk
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Fresh Body Shop / Chronique LP > Tasteless
Incroyable, la ressemblance entre Nine Inch Nails et Fresh Body Shop sur "My great descent" et "The game", les deux premiers titres de Tasteless. Comme tout droit sortis de The fragile, les deux premiers titres signés FBS épousent les sonorités rock industrielles et les mélodies lascives signées Trent Reznor. Les similitudes sont troublantes, à tel point qu'on est à un cheveux de parler de gémélité ou de clonage artistique. Mais pas forcément en mal, car si les puristes pourront objecter que les FBS jouent un peu trop avec l'ADN de NIN, les autres pourront retorquer que la recette est certes un peu la même, elle n'en reste pas moins appliquée à la lettre avec une maîtrise étonnante. C'est très bien écrit, sous influence mais excellemment bien fait. Par la suite, le trio se défait du costume d'émule de Reznor pour développer des compositions plus rock aux tendances éléctroniques, que purement industrielles. Des titres dynamiques et éléctrisants ("Mr Weirdo") ou plus feutrés (l'éponyme "Tasteless"). Un piano, une batterie, une voix, le groupe n'a pas besoin de jouer avec les artifices pour séduire, se contentant de faire l'étalage d'une personnalité artistique déjà affirmée. Du rock éléctronique, de l'indus maîtrisé, on pense avoir cerné la musique de FBS, mais celle-ci nous réserve encore quelques jolies surprises. Un "Spacecat" funky aux arragangements hip-hop/indus, un "All you'll never felt" aux accents pop soignés et posé sur des nappes synthétiques avec un clavier particulièrement mis en avant, le groupe diversifie son propos sans jamais céder à la facilité. Entrecoupant le tout de quelques bombes à fragmentation industrielles ("Deep catchy hole"), Fresh Body Shop la joue chirurgicale avec l'ultra-efficace "Take the virus out", ou le plus vénéneux "The only way out". Rythmiques d'une précision diabolique, une voix quasiment clonée sur celle de Trent Reznor, des mélodies fulgurantes gorgées d'instrumentations indus-rock catchy et puissantes, le groupe distille son cocktail musical avec une efficacité qui ne se dément pas ("Something's wrong", "The price" et ses textures électro indus à la Front Line Assembly).
