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Freaks : Just a boy Un titre que l'on pourrait voir sur un album de Placebo, Just a boy joue de ce caractère androgyne, sensible et ambivalent. Masterisé au studio Caraïbes avec Christine Verschorren, Just a boy mélange des sonorités pop avec une dose indissociable de claviers, synthés et autres éléments électroniques. Electro-pop, aux côtés de Sheraf ou Amor Fati, Freaks donne aussi du côté cold-wave parfois, avec un "What difference does it make" léger et spongieux, reprise des Smiths idole de Gian, s'incorporant à l'atmosphère créée par Freaks avec douceur. Plus électronique et insouciant, "The libertine", indus et plus préoccupé comme sur "My dream", Just a boy ne se contente pas de créer un tissu rock lancinant avec des incrustations électroniques, c'est tout la structure qui repose sur cette vie digitale comme "My bloody animal", cet animal serpantant et insaisissable, fuyant entre guitares acoustiques que l'on retrouve sur "Go away" ou "Lemon days", déroulant son corps musclé, mais doué d'une finesse indéniable avec cette présence féminine, cette deuxième voix qui fait pencher la balance, l'emporte parfois carrément même comme sur ce "Lemon days" très envoutant, un égrainement synthétique léger en sous-jacent. Électronique que l'on retrouve de manière beaucoup plus prononcée sur des titres haut en couleurs comme le très 80's "Why don't you try" revisité.
Prenant les oreilles en otage avec une basse hypnotique, "My dream" entame le bal après un numéro de registre national "770128295-04 so what ?!!?" sensible, vibrant de manière exacerbée sur des effets électroniques, qui courrent, s'envolent même.

Pooly
Juillet 2005

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