Infos sur Fear Falls Burning
24/04/08 Porcupine Projects :
Porcupine Tree a annoncé la réédition 5.1 de l'album Lightbulb sun sorti en 2000, un double CD live pour le mois de septembre et un DVD live pour mai 2009(...)
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21/04/08 Fear Falls listening :
Alors qu'il sera demain dans les bacs via Conspiracy Records, le nouvel effort de Fear Falls Burning, Frenzy of the absolute, est en écoute intégrale sur(...)
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05/03/08 Fear Falls Burning en approche :
Après des splits partagés avec Nadja et Year of no light, Fear Falls Burning sortira son nouvel opus studio le 22 avril prochain via Conspiracy Records(...)
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Fear Falls Burning

Biographie > Vintage guitar drones

Masami Akita is Merzbow, Trent Reznor is Nine Inch Nails, alors Dirk Serries est Fear Falls Burning. Ce prolifique (on y revient) musicien belge, qui a notamment participé au projet Continuum aux côtés de Steven Wilson (Porcupine Tree), décide à l'hiver 2005 de retourner aux fondements de ce qu'il aime dans la musique en produisant quelque chose de plus en adéquation avec ses aspirations musicales. Moins de trois ans plus tard, Fear Falls Burning compte à son actif pas moins d'une petite vingtaine de sorties discographiques dont 9 pour la seule année 2006. C'est ce qu'on appelle être prolifique. D'albums (He spoke in dead tongues en 2005 ou ) en splits vinyles et autres collaborations diverses (avec Nadja et Final, le projet de Justin K.B roadrick (Jesu, Godflesh) notamment) généralement parus sur Tone Float (Kingfisher Sky) ou Conspiracy Records (Growing, Thrones, Nadja, MGR), Fear Falls Burning a, en seulement trois ans d'existence, déjà apposé sa marque sur la scène underground européenne.
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aureliO
Avril 2008

Fear Falls Burning / Chronique LP > Frenzy of the absolute

fear_falls_burning_frenzy_of_the_absolute.jpg 3 morceaux seulement, pour une plongée en apnée de 53 minutes et des poussières dans un univers musical labyrinthique et oppressant, Frenzy of the absolute n'est pas un énième album d'ambient/drone industriel mais se vit plutôt comme une véritable expérience sensorielle. Nappes saturées, atmosphères post-chaotiques, magma sonore énigmatique, le premier titre (éponyme) nous emmène dans un univers à la fois inquiétant et fantasmagorique, parfois effrayant, parfois plus apaisant. Un peu comme si Dirk Serries avait voulu endormir la confiance de son auditeur avant de le plonger dans les profondeurs abyssales des entrailles de la Terre. Les nerfs à vif, on se laisse convaincre par cet étrange ensemble monolithique, qui évoque subrepticement les oeuvres de Earth, Boris ou Godflesh. Caverneux, Fear Falls Burning déploie des instrumentations toujours plus tortueuses et écrasantes, qui nous conduisent vers des contrées inhospitalières dont on ne sait si l'on pourra en revenir. La paranoïa est latente, le rupture mentale imminente. La frontière entre la raison et la folie n'a jamais été aussi fine. "He contemplates the sign", quelques fulgurances surraigües qui viennent transpercer de part en part les nappes de brouillard drone/ambient industriel, la musique se fait plus opprimante et orageuse, nous laissant toujours sur le qui-vive, appréhendant la suite avec une angoisse sourde qui commence à nous vriller les entrailles. Jusque-boutiste, le concept Fear Falls Burning mérite une certaine ouverture d'esprit tant Dirk Serries ne cherche aucunement à enchanter l'auditeur mais plutôt à l'enfermer dans une gangue de plomb, une cellule capitonnée, sans espoir d'en sortir un jour... Un enfer psychiatrique, chargé en réverb, des textures indus froide et cliniques, le docteur Jekyll cherche à posséder l'âme de son Hyde mais celle-ci parvient à se libérer des liens qui l'entravait pour errer sans but, l'appétit féroce et carnassier à la recherche de sa prochaine proie sur le lunaire "We took the deafening murmer down" . Schizophrénique, Frenzy of the absolute est un disque cathartique qui ne nous accorde aucune seconde de répit, une oeuvre singulière et exigeante à réserver aux initiés, mais que l'on ne saurait que trop conseiller aux inconditionnels des musiques "expéri-mentales".
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aureliO
Avril 2008