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Don't Shoot The Pianist est un projet artistique alliant musique et vidéo. Du son sur de l'image, des images sur des sons et au milieu deux musiciens qui opèrent dans des atmosphères électro-rock organiques, sombres et parfois oppressantes. Le concept de ce duo est d'offrir des prestations denses où les séquences vidéos s'enchaînent dans une charge sonore mélangeant guitare, batterie et bandes électroniques. L'impact, lui, se situe, dixit le groupe, entre ce que l'on souhaite comprendre, ce que l'on vient chercher et ce qu'on a envie d'en tirer. En 2011, Don't Shoot The Pianist sort son premier effort via Subwave Records (Bioconflict, Em City, Infrazer...), un CD/DVD intitulé D-in Machina.

Don't Shoot the Pianist / Chronique LP > D-in Machina

Don't shoot the pianist - D-in Machina D-in Machina, c'est un peu l'exception culturelle française si souvent louée dans notre contrée pour flatter notre ego (à défaut de mieux) et qui pour une fois prend tout son sens. Rock, électronique, organique, la musique du duo Don't Shoot The Pianist est, sur ce premier CD/DVD, un modèle de cohésion instrumentale/vocale, de soin apporté à la construction atmosphères sombres et désenchantées. Un mélange extrêmement abouti de dub-rock au groove hypnotique, duo guitare/batterie qui se suffit à lui-même autant en mode instrumental exclusif que lorsqu'il fait intervenir des samples de voix ou qu'une voix féminine s'immisce ci et là ("Quantum"). Puissant et immersif ("Organ.ink", "Try an other"), servi par une mécanique rythmique à l'efficacité irréprochable, le groupe délivre quelques huit titres d'une précision diabolique, des morceaux gagnant peu à peu en intensité jusqu'à parvenir à son climax avec "Le grand théâtre".
Conceptuel mais limpide, expérimental mais jamais trop, Don't Shoot The Pianist est avant tout "rock" dans l'âme, électronique de part sa manière de voir la musique, métamorphe et abrasives, aux confluents de l'indus et du trip-hop, tout en flirtant avec les frontières du dub et de l'electronica. Les riffs incisifs, la frappe de batterie instinctive mais redoutable, les ambiances, urbaines et cliniques conférent au groupe une griffe résolument moderne, à rapprocher d'un celle d'un IDEM par exemple, la personnalité du duo rejaillissant toutefois sur chacun des excellents titres de cet album ("Why not", "Sam is dead" et ses sonorités de western post-moderne), qui entre deux arpèges, laisse toujours cette tension sous-jacente prendre la mesure de l'auditeur ("End of days"), avant de conclure la partie audio de cet effort sur un "TVampyr" aliénant... comme pour faire écho au DVD qui complète l'objet, par ailleurs livré dans un très élégant digisleeve. On y trouve une poignée de titres live, interprétés par un groupe qui maîtrise parfaitement son sujet et dont on ressent l'implication comme si on était devant la scène. Classe.