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Métal, Industriel... Quel autre pays que la Suisse pouvait abriter un duo aussi "électro-métal" que Deep Metal Mechanic ? Gilles est un fan de son et de machines, il joue du piano et bidouille, il va brancher Laurent qui est lui guitariste... On est en 1999 et le groupe commence à bosser... En septembre 2002, ils sortent un premier album autoproduit : System failure mais au même moment Gilles part pour Los Angeles afin de se perfectionner dans l'utilisation et la maîtrise du son... Laurent va en profiter pour composer et enregistrer l'excellent Sleeping subway avec son autre groupe MotherKingdom. Un an plus tard, le duo se reforme et travaille de nouveau pour accoucher d'une bombe : Urban guerilla.

Deep Metal Mechanic / Chronique LP > Urban guerilla

Deep Metal Mechanic : Urban guerilla Une magnifique bastos avec gravé le logo de Deep Metal Mechanic, le tout sur fond noir, voilà l'artwork du dugipak, avec le nom du groupe et le titre de l'album (Urban guerilla), sous le CD on trouve une pensée : War is terrorism with a bigger budget... on se doute que les lascars ne font pas dans la finesse... Mais si on pouvait s'attendre à une attaque de type panzer, on aura la demi surprise d'un assaut plus proche de celui d'une mitrailleuse lourde... Et oui, le rythme des balles qu'elle nous envoie et bien plus important que la puissance dévastatrice d'un char, et au final, le résultat est sensiblement le même... Pour synthétiser et éviter de faire une chronique militaire, disons que Deep Metal Mechanic fait de l'électro métal option dance floor, un genre peu en vogue (y'a bien Palindrome dans ce rayon là mais aprés ?) mais qui devrait pouvoir rallier les foules... A part dans les jeux vidéos genre Quake ou Half Life (avec des musiques de NIN ou Front Line Assembly), on a peu souvent l'occasion d'entendre un métal trés speed, trés électro et pas aussi rouillé et mentalement dérangeant que celui de Ministry ("Peakoil") et pas aussi martial que celui de Rammstein ("Troubleshooting").
Lachez du Deep Metal Mechanic à la fin d'un concert métal et tous les chevelus headbangers se transformeront en gogo dancers ! Et oui, Urban guerilla est terriblement entraînant, amateur de free party et de grattes qui attaquent, tu auras du mal à ne pas te déhancher et à gesticuler à l'écoute de "Breaking news", "Peakoil" ou "Easy dough". Les loops (empruntés à l'EBM et dépoussiérés ?) ultra nerveux sont partout, les boucles sont acides, elles extasient et elles laissent dépendants...
Deep Metal Mechanic maîtrise son sujet, en anticipant, si leur CD résiste à l'apocalypse, gageons qu'il soit joué dans les abris atomiques pour faire oublier son triste sort à une jeunesse sans avenir.