Dans la rubrique Crossbreed :
Biographie : Industrial crossover
Chronique LP : Synthetic division
Liens pour Crossbreed
Liens Internet
Publicité

Crossbreed > Chronique LP / .01

crossbreed.jpg En démarrant les hostilités avec "Push", Crossbreed tend à prouver qu'il va jouer sur les plate-bandes d'un KoRn, le talent pour produire des riffs qui démontent en moins. Pourtant assez rapidement, les textures électroniques font leur apparition, la voix trafiquée distille son venin, mais le groupe, manquant encore de personnalité, peine à convaincre. Encore du néo, juste un peu gonflé par des sons électroniques... pas de quoi casser trois pattes à un canard, se dit-on. "Regretful times" vient brutalement mettre les choses au clair : "Push" était un galop d'essai, histoire de débrider la machine. Crossbreed lâche maintenant les chevaux et fait parler la poudre. Guitares bien lourdes, beats industriels qui castagnent, vociférations métalliques, le groupe déverse sa rage tout en maîtrisant son sujet, pour éviter de partir inutilement dans tous les sens. Résultat, ça cogne sec dans les enceintes et lorsque "Strap down" fait son apparition sur la platine, on comprend que le groupe s'appuie sur les machines pour dynamiser son groove nu-metal et dynamiter le tout à coup de compos sulfuriques et acérées comme des lames de rasoir. Avec son feeling à la The Prodigy mais en mode "gros métal qui défouraille", Crossbreed se décide à rentrer sévèrement dans le lard sur un "Unleash me" furieux et destructeur, avant de calmer un peu le jeu sur "Wicked game". Le groupe s'en sort avec les honneurs, mais la prod est parfois trop "cheap" pour vraiment s'imposer. D'autant que s'il met ses trippes sur la table avec des titres comme "Magical", vu le style pratiqué, la faiblesse relative de la production ne pardonne pas toujours. Crossbreed se cherche encore, .01 étant clairement plus une démo long-format qu'un véritable album, cet effort inaugural lui permet d'affiner son style et de compiler ses premières compos avant d'enchaîner sur un enregistrement un peu plus professionnel. Il n'en reste pas moins, que le groupe sait déjà balancer quelques bombes électriques télécommandées à distance avec le puissant "Seasons" ou le viril et gueulard "Lost soul". Dans le genre c'est déjà largement mieux que la moyenne et même si c'est perfectible, ça fait déjà du bien par où ça passe...

Aurelio
Mars 2008

Commenter
Note : les commentaires appartiennent à ceux qui les ont postés. Nous n'en sommes pas responsables.

Pas encore de commentaires

Revenir en haut de page