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Celldweller > Chronique LP / Celldweller
Entre le son des intouchables Ministry et Nine Inch Nails, l'indus martial des bûcherons teutons de Rammstein et l'éléctro metal bourrin du bulldozer Crossbreed, difficile pour Celldweller de creuser son trou. Mais, puisqu'il y a un mais, entre électro metal dansant et néo-indus, Klayton propose une alternative qui pourrait s'avérer payante. Déjà, histoire de calmer les plus exigeants, ce premier effort recèle pas moins de 18 titres, ce qui est déjà en soit une petite performance. On commence par une petite intro d'une petite trentaine de secondes qui sert de prélude à "Switchback" en chauffant les starting-blocks et Klayton envoie la sauce avec LE titre qui mettra, d'entrée, tout le monde d'accord. Celldweller, c'est du lourd. Véritable petite bombe éléctro-indus conçus pour carboniser les dance-floors, ce hit absolu est la synthèse parfaite de ce qu'est ce premier album éponyme. Beats techno rock électrisant, indus groovy inventif, pilonnages métalliques massifs, Celldweller c'est du brut de décoffrage et c'est surtout un album d'une étonnante variété, l'auditeur passant ainsi d'un titre lourd et massif ("One good reason") où Klayton donne dans l'agression sonore, à un morceau plus posé sur lequel Klayton s'applique avant tout à mettre en place des atmosphères, des ambiances sombres et saturées. Compos béton, rythmiques qui claquent, ce premier album est une vraie bombe indus avec pour seul artificier un homme qui possède un vrai sens du tube absolu. On oserait même un très léger parallèle avec Nine Inch Nails et Trent Reznor, surtout quand Celldweller nous balance "Switchback" en pleine face, sachant qu'on peut dans cette logique affirmer que Reznor lui a répondu quelques années après avec l'électrisant "The Hand that feeds". Et que dire lorsque Klayton livre le très posé "Welcome to the end" ?, un morceau qui n'est pas sans évoquer les ballades sombres et mélancoliques dont Nine Inch Nails a le secret. Evidemment, 18 titres, ça laisse de la place pour quelques fausses notes. et pourtant, il y en a ici relativement peu (l'interlude "#2", l'abscons "The Stars of Orion"), dans l'ensemble, cet album éponyme est gorgé de titres d'une efficacité diabolique, accrocheurs et surtout aux propriétés addictives surprenantes ("Stay with me (Unlikely)", "Frozen".). Celldweller est un véritable d'espace de liberté pour son maître à penser, lui qui se permet même de livrer un morceau d'éléctro pure calibrée dance-floor ("The last firstborn"), Paul Oakenfold faisant par la même un émule particulièrement talentueux. En clair, ce Celldweller est une vraie sensation indus rock comme on en voit trop peu. Vivement la suite.
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