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Bristol Meyers Squibb > Chronique EP / Easy listening... aggravtion / Tense
C'est un Promo-CD qui me fait entrer dans l'univers des Bristol Meyers Squibb, un 4 titres coupés en deux, d'abord 2 titres qui paraitront sur l'album Easy listening... aggravtion puis 2 titres qui datent de la période Tense.
"Antadis prozone", les titres semblent tous issus d'un roman d'anticipation malsain, ça tombe bien, ça colle parfaitement à la musique. L'intro me ramène il y a quelques mois en arrière quand j'ai pris une grosse claque avec Quake III Arena, la musique du jeu signé par Front Line Assembly était sombre et électro-métallique à souhait, ici, la ressemblance et ce flash-back vole en éclat avec les premiers rugissements vocaux. Black ? Brutal ? Death ? Doom ? Extreme ? Quelque soit les adjectifs, c'est une voix en provenance directe des divisions les plus obscures du métal. Tout se calme et on retrouve l'ambiance Quake III, mais on se refait fragger par le chant, cette fois-ci accompagné d'un chant clair parlé ou d'une douce voix incantatrice. Terrible !!! Après un pilonnage brutal métal indus en règle, l'enchaînement avec "Mydriase arret-active" se fait en douceur. Les BPM se font alors plus lourds, les grattes lâchent leurs riffs acérés et l'électronique parsème le tout de sons tout droit venu d'un cyborg en folie. Les breaks nous laissent respirer, de petits rythmes nous replongent alors dans un monde d'inspiration PhilippeKaDickienne. Dans les caves de Blade Runner, c'est ce genre de musique qui se joue...de ton idée des limites de la musique actuelle. Sandra pose sa voix ensorcelante pour relancer le titre et un autre Mathieu est lui venu placer un peu de didgeridoo. L'album promet beaucoup...
Passons maintenant aux 2 extraits de la démo Tense, au niveau du son et des rythmes électroniques, on ressent l'influence de la scène électro-goth-danse mais "Bedreska (So4H2)" installe un climat très angoissant et beaucoup plus vioent musicalement que les mièvreries d'Outre-Rhin. Les bidouillages jouent avec la stéréo et rebondissent dans les enceintes avant que les guitares trafiquées au possible ne remettent ça. "Tense (Xanax)" s'ouvre sur une nappe de claviers, coup de gong et la charleston se met en action. Le morceau est beaucoup plus calme, plus atmosphérique, plus reposant, "Tense" approche de la transe et démontre tout le potentiel du combo. Bravo.
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