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brain_damage_short_cuts.jpg 24/03/08 Brain Myspace : 4 titres de Short cuts, le nouvel album de Brain Damage, sont en écoute sur la page myspace du duo...
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Yann : Le grand bleu 14/03/08 Ez3kiel & Brain Damage en images : Quelques photos de Brain Damage et Ez3kiel prises lors de leur passage à La Tannerie samedi dernier viennent d'être uploadées dans nos diaporamas. Quelques(...)
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Brain Damage à La Tannerie de Bourg-en-Bresse (mars 2008)....

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Brain Damage

Biographie > Dommage cérébral

L'histoire de Brain Damage est intimement liée à celle du label mis sur pieds par le groupe en 1999, Bangarang, ainsi que des collaborations diverses avec un autre label (Hammerbass) et d'autres artistes, notamment pour sortir les compilations Combat dub, recueils de titres de Brain Damage et Another Sound System Experience (la première signature Bangarang) remixés par Zion Train, Kobe, Lab°, General Dub, Manutension, Scorn, Rasboras,... Parallèlement à tout cela, tandis que Another Sound System Experience disparaît, Fedayi Pacha signe chez Bangarang et Brain Damage sort, après son maxi Bipolar disorder de 1999, un premier album Always greener (on the other side) en 2002.
Ce qui est une évidence pour les initiés ne l'est pas forcément pour tout le monde : on navigue en plein électro-dub, donné par un duo basse/machine. A ceci près que Brain Damage a le don pour transformer chaque opus en exercice particulier, Ashes to ashes - dub to dub empruntant le chemin d'une bipolarité "paroles/instrumentaux" en 2004, avant de se tourner vers Jarring Effects pour la sortie de Spoken dub manifesto - vol. 1 (2006), du dub sur lequel une foule d'invités (de Black Sifichi à Suzanne Thomas en passant par Hakim Bey ou Sam Clayton) viennent poser leur voix et dernièrement (le 10 mars 2008) de Short cuts, album constitué de morceaux (très) courts, chacun d'une durée ne dépassant que de très peu les deux minutes mais tout de même dotés de paroles offertes par divers convives. Sur scène Raphaël (basse) et Martin (machines) donnent un majestueux coup de pied aux vapeurs planantes des galettes et leurs shows se comptent par dizaines...
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Rémiii
Mars 2008

Brain Damage / Chronique LP > Short cuts

brain_damage_short_cuts.jpgPour prendre à contre-pied les standards du style et peut-être même rendre un hommage au punk (un mouvement qui a lui-même mis en exergue la musique dub à une certaine époque), Brain Damage a opté pour un format de titres relativement courts. Comme à son habitude, Brain Damage s'aventure au bord du concept-album : la disposition des titres (certains en 2 parties non consécutives) en groupes de trois au dos de la jaquette et un coup d'oeil au visuel nous rappelle immédiatement l'univers graphique du groupe. Et Short cuts porte très bien son nom puisque constitué de 24 pistes d'environ 2 minutes chacune auxquelles s'ajoute une piste cachée. Des chutes de studio assemblées tant bien que mal ? Des bribes d'idées compilées à la va-vite ? Un assortiment dont il est difficile de retenir une identité ? Sûr que non !
Les dommages cérébraux concoctés par le duo se situent très globalement dans une veine "électro-dub" mais cela n'empêche pas les associés, accompagnés de façon quasi-permanente de guests vocaux (Mika de Pusse, Black Sifichi, Asmir Sabic, Angéline Bouille ou de Lamija, jeune enfant Sarajévienne), de lorgner vers un hip-hop posé ("Tic tac tic", "Plot / propose"), de glisser vers une techno psychédélique ("Armer kopf"), de se faire onirique ("Meine ruhe") ou de survoler les continents ("The palm reader is on acid", "Mundhu"). D'ailleurs, ces voix (on dénombre pas moins de sept langues différentes le long de l'album) sont autant apposées en complément musical qu'en tant que chant à part entière. Les lignes de basses infligées par Raphaël, lorsqu'elles ne se faufilent pas entre les formules sonores distillées par Martin ("Le silence", "Children of palakkad"), pulsent une énergie démoniaque ("Le vacarme", "Sta ?", "Mi nimso voda (broj 2)") qui prend encore une toute autre ampleur en concert.
En proposant un disque construit à l'aide de pistes au format établi (et pas des plus aisés), Brain Damage réussi la prouesse d'assurer brillamment la plupart des transitions et, en agglomérant une multitude d'idées et de personnes, garanti une diversité de propos sans pour autant s'égarer en chemin. Short cuts est un réel album où s'imbriquent avec autant de précision que d'agilité orientalisme et dub, parties vocales et instrumentales, passages cérébraux ("Ulla") et rentre-dedans pour un résultat captivant et convainquant !
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Rémiii
Mars 2008