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04/04/08 Aurélien Atkins en mp3 :
Aurélien Atkins en Mp3, c'est pour le titre "Brown sugar" extrait de l'album Beyond words et ça se passe en source.
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indus Indus

Aurélien Atkins

Biographie > Au-delà des maux...

Aurélien Atkins fait partie de ces gens qui se sont engouffré avec un appétit créatif féroce, dans l'immense appel d'air engendré par le développement de la musique sur internet. On l'a déjà dit à maintes reprises, MySpace, YouTube et autres plate-formes communautaires du même genre sont des espaces de création sans limite, au sein desquels on doit sans cesse fait le tri entre ce qui mérite le coup d'oeil et l'insignifiant, inhérent à ce type de système... Aurélien Atkins fait donc partie de ces artistes sortis un peu de nulle part et qui mérite sans aucun doute que l'on s'arrête quelques minutes, sinon plus, sur leur cas. Composant sa musique en autodidacte absolu, dans son home studio avec les moyens du bord, ce jeune Lillois est féru de hip-hop et de soul music mais comme il le revendique lui-même aime la "bonne musique". Producteur, arrangeur, compositeur, il a en tête d'écrire une musique mélancolique et somnambule qui prendra une base hip-hop instrumental pour en repousser les limites vers quelque chose d'impossible à ranger dans une case. En 2006, Aurélien Atkins dévoile ses émotions en musique en produisant dans son coin une première démo composée de 17 titres, avant de sortir un premier album complètement "hand made" l'année suivante : Beyond words.
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aureliO
Avril 2008

Aurélien Atkins / Chronique LP > Beyond words

aurelien_atkins_beyond_words.jpg Un album de hip-hop chroniqué par mes soins ? Et oui, tout arrive, même si lorsque l'on se penche sur la musique d'Aurélien Atkins, on se rend bien compte qu'on ne peut pas réellement parler de hip-hop. Ou tout du moins, en acceptant que sa conception du genre soit à des milliers de kilomètres de ce dont nous abreuve les radios. Dès "The Beginning", on est assez surpris par la musique de ce jeune compositeur nordiste qui navigue à vue entre beats hip-hop mélancoliques et orchestrations post-classiques contemplatives. Inclassable, sa musique n'en est pas moins empreinte d'une nostalgie douce, bercé par des rythmiques typiquement hip-hop sur lesquelles viennent se poser quelques arrangements à cordes du plus bel effet. Du cousu main, complètement "lo-fi", ce premier titre démontre que l'on peut encore faire quelque chose de créatif et d'intéressant malgré une économie de moyens qui réduit parfois le champ des possibilités artistiques. Mais Aurélien Atkins n'en a cure et justement, profite d'être seul avec ses contraintes imposées pour pousser le concept qu'il a imaginé, à son maximum : l'élégant "End of theater" vient ainsi précéder un "Accident" lunaire, véhiculant une poésie douce et noctambule. On tournait autours depuis le début, mais avec "Sealed time" puis le très beau "Inconditional", maintenant on le sait, ce disque a des vertus insomniaques étonnantes et possède paradoxalement une étrange capacité à nous plonger dans une torpeur semi-consciente ("Consumed revolt", "Reflection")... Les morceaux se suivent, s'assemblent harmonieusement les uns avec les autres, sans parfois éviter une certaine redondance, mais malgré cela, Aurélien Atkins parvient à faire naître des atmosphères uniques. Des ambiances feutrées enveloppées d'un brouillard discret que viennent percer les cordes de "Lemmings", le clavier de "Impermanence" ou les choeurs de "The true begining is now". En quelques treize compositions homogènes et autant d'invitation à la rêverie désenchantée, Beyond words se plaît à oublier les mots, pour mieux nous emmener au coeur de l'empire des songes.
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aureliO
Avril 2008