Aurélien Atkins en Mp3, c'est pour le titre "Brown sugar" extrait de l'album Beyond words et ça se passe en source.
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Aurélien Atkins > Chronique LP / Beyond words
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Aurélien Atkins
LP : Beyond words Label : Autoproduit Date de sortie : 10/11/2007 |
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Un album de hip-hop chroniqué par mes soins ? Et oui, tout arrive, même si lorsque l'on se penche sur la musique d'Aurélien Atkins, on se rend bien compte qu'on ne peut pas réellement parler de hip-hop. Ou tout du moins, en acceptant que sa conception du genre soit à des milliers de kilomètres de ce dont nous abreuve les radios. Dès "The Beginning", on est assez surpris par la musique de ce jeune compositeur nordiste qui navigue à vue entre beats hip-hop mélancoliques et orchestrations post-classiques contemplatives. Inclassable, sa musique n'en est pas moins empreinte d'une nostalgie douce, bercé par des rythmiques typiquement hip-hop sur lesquelles viennent se poser quelques arrangements à cordes du plus bel effet. Du cousu main, complètement "lo-fi", ce premier titre démontre que l'on peut encore faire quelque chose de créatif et d'intéressant malgré une économie de moyens qui réduit parfois le champ des possibilités artistiques. Mais Aurélien Atkins n'en a cure et justement, profite d'être seul avec ses contraintes imposées pour pousser le concept qu'il a imaginé, à son maximum : l'élégant "End of theater" vient ainsi précéder un "Accident" lunaire, véhiculant une poésie douce et noctambule. On tournait autours depuis le début, mais avec "Sealed time" puis le très beau "Inconditional", maintenant on le sait, ce disque a des vertus insomniaques étonnantes et possède paradoxalement une étrange capacité à nous plonger dans une torpeur semi-consciente ("Consumed revolt", "Reflection")... Les morceaux se suivent, s'assemblent harmonieusement les uns avec les autres, sans parfois éviter une certaine redondance, mais malgré cela, Aurélien Atkins parvient à faire naître des atmosphères uniques. Des ambiances feutrées enveloppées d'un brouillard discret que viennent percer les cordes de "Lemmings", le clavier de "Impermanence" ou les choeurs de "The true begining is now". En quelques treize compositions homogènes et autant d'invitation à la rêverie désenchantée, Beyond words se plaît à oublier les mots, pour mieux nous emmener au coeur de l'empire des songes.
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