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Antiglück > Chronique LP / La métamorphose
Antiglück a quelques petits défauts mais de nombreuses qualités, la première étant d'avoir plutôt bon goût ! Certes, c'est totalement subjectif mais offrir un triptyque aussi Munchément agréable en guise d'artwork, bravo à l'artiste Pascale Cuenot pour cette peinture illustrant l'idée de La métamorphose. Le trio alterne le chaud et le froid, mettant les machines au diapasion de la voix d'Hermeline, tantôt elle nous charme avec une heavenly voice (en anglais) qui peut rappeller la simple clarté de Scene of Elation ("Method rose", "Hidden treasure", "Indecision"), si on ne tombe pas dans son piège, on subit à d'autres moments un chant bien plus agressif supporté par des rythmes martiaux ("Dancing", "Reptiles", "Where the fuck did I put my cartriges"), le mouvement EBM a du embrumé leur jeunesse ("Machines of war"). Antiglück ne s'enferme pas dans cette dualité et part à l'aventure avec "Factory man" ou "No sound at all", des titres où les samples industriels règnent en maître pour refroidir l'auditeur et rendre le chant d'Hermeline plus rocailleux. Ne se refusant rien, le groupe ose deux autres expériences en fin d'opus : "Meeting god" est un morceau théâtral (The Dresden Dolls ?) et "Superglück 3" nous parle en allemand... Et le français dans tout ça ? On y a le droit sur le titre éponyme "La métamorphose", qu'ils ont bien fait de choisir comme étendard vu ses qualités rythmiques, soniques et sa capacité à envouter.
Antiglück tente beaucoup de choses, tout n'est pas réussi mais comme la galette s'étend sur prés d'une heure, on a le temps de faire le tour du potentiel de ce trio peu commun... Amateur d'électro avantureux : l'album est dispo via le site du groupe (Antigluck.com) et chez quelques disquaires lyonnais...
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- antigluck.com: site officiel


