tympans feles 97 : mass hysteria tympans feles 97 : mass hysteria Vendredi 14 novembre 1997, Calais. Comme un peu partout, c'est un groupe local qui ouvre le festival, c'est donc avec Vae Vicits et son gothic trash atmospheric que près de 400 personnes commencent la soirée. Le public écoute et regarde leur impressionnant show théâtral. Mais la masse n'est pas encore hystérique, elle le devient vite avec l'entrée de Mouss et de sa bande. L'indus-métal de Mass Hysteria fait des ravages et on en redemande, à cours de morceaux, ils nous rejouent "Mass Protect" puis terminent leur set avec un "Chaos AD" démentiel. Hyper-disponibles les Masshyst' distribuent et paraphent leurs affiches jusqu'à plus soif. Je m'entretiens avec Raphaël, le batteur, pendant une trentaine de minutes, morceaux choisis : "On tourne tout le temps, on a du avoir 2 week-ends de libre depuis janvier, au début c'est dur, mais c'est un rythme à prendre !", "On adore jouer dans le Nord, les gens sont vraiment plus chauds que dans le Sud", "Le deuxième album sera plus métal que le premier" et tous ceux qui ont entendu les nouvelles compos, "Le dernier tango", "Inside" ou "Contradiction", peuvent le confirmer. Mégateuf et "pour 20 balles, c'est du jamais vu", comme le soulignait Mouss.

Samedi 15 novembre 1997, Grande-Synthe, banlieue de Dunkerque, pas mal de monde. Bly devait servir de petit bois pour chauffer la salle mais dès le premier morceau, le public est chaud et le rock plus que noisy des Lensois fait office de grosses bûches, essentielles à la base d'un bon feu de joie. Puis apparaissent deux adorables brindilles et un batteur, c'est Candie Prune. Les deux jeunes filles, apparemment bien sous tout rapports, se révèlent être des pyromanes mettant pas mal d'huile sur le feu. Le pogo continue, on adore. C'est au tour des frappa-dingues de Sloy d'aller au charbon et d'en balancer quelques pelletées dans le four. La température monte encore d'un cran. La chaleur dégagée par Miossec est extraordinaire, son concert est électrique et électrisant. Au passage, Armand, chef des Sloy, vient mettre son grain de larsen avant de slamer sur les braises incandescentes. Le point de fusion est atteint avec No One Is Innocent : les moshers fusionnent avec le groupe, Kmar fusionne avec le public, les filles apprennent la danse du ventre sur scène, Miossec chante les refrains sur "Amère" et "Doggy Dead", son violoniste-guitariste slame à tout va. Incontestablement, No One est, sur scène, le meilleur groupe français. La jeunesse emmerde le front national et le feu s'éteint.