Ultra Vomit @ Reperkusound 2009 Ultra Vomit @ Reperkusound 2009 Bien que les forces en présence touchent à des registres variés (fusion, punk-rock, death-métal et même gore'n'roll !), c'est une affiche relativement cohérente qui s'exprime, outre le simple fait que des groupes fassent partie du même label : un bon esprit et une entente lie les groupes de clins d'oeils (Les EDC auraient moins de blagues en stock que Ultra Vomit, ...), de dédicaces, de distribution de bières au premier rang de la grande scène, de port de t-shirt interchangeable entre zikos et la coolitude des musiciens se mêlant au public sans sourciller (on croisera des membres de Parabellum, Tagada Jones ou, plus tard, un guitariste de Ultra Vomit complètement immergé dans la foule lors de la prestation de Banane Metalik).
Coté scène, à toute heure et sur chacune des deux scènes, c'est une implication sans faille des protagonistes (groupes et assistance), Hystery Call, Troïdes Priamus Hecuba et Tasmaniac bénéficiant de son public local, mais pas seulement puisque même des marseillais sont venus faire le déplacement ! De la folie pas douce de la contrebasse de Hystery Call aux chaleureux remerciement de Nikko (Tagada Jones) six heures plus tard, le Transbordeur a vibré (c'est bien le mot, vu les reliquats de résonances qu'il secrète...) et ses spectateurs avec. Entre temps, l'inénarrable Sven (Parabellum) aura décoché ses riffs enflammés auprès des fans (certains de la première heure ?) dans le public, les Troïdes auront fondu leur tonique fusion dans l'assistance massée du "Club" et les déglingués de Ultra Vomit ont déversé leur métal délirant (Calogira, "I'd like to vomit-vomit" et plein d'autres gros mots encore...) les doigts dans le nez (au sens propre comme au figuré...). Et tout ceci avant que Tasmaniac ne s'exprime à l'aide d'un groove multi-influencé dévastateur ou que la formule ultra-puissante à deux frontmen de L'Esprit Du Clan ait tout déblayé sur son passage en revisitant ses différents chapitres. Pour terminer (en beauté), les Banane Metalik, aux maquillages ayant dépassé ceux de Punish Yourself, dignes des séries Z les plus kitsch, aidés par une danseuse aux poses lascives, ont officié sur leur terrain gore'n'roll (avec un esprit punk) et préparé le terrain avant l'ultime prestation de la nuit. Réduit à quatre et avec une sonorité plus rêche, Tagada Jones envoie ses brûlots, principalement contenus dans leur dernier album (mais pas seulement), interventions de Nikko à la clef, et termine d'atomiser la salle avec "Garde à vue" (et un medley dans le temps imparti au rappel).
Huit groupes et six heures de festivités, un Transbordeur en sueur et enragé, le Reperkurock a terminé de belle manière cette édition 2009 du Reperkusound, en attendant la prochaine...