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Attention ! Ame sensible s'abstenir !Mon résumé des Eurocks 97, qui va suivre ces mots, comporte un certain nombre de noms de p*t**ns de supers groupes qui tuent le mort en live. Alors si vous aimez la bonne musique et que vous n'étiez pas aux Eurocks en 97, vous risquez de pleurer...

eurocks97 : radiohead

eurocks97 : radiohead

Pour moi tout commença avec une révélation, j'avais enregistré leur clip, "Lie with me", à Best of Trash et j'avais trouvé ça excellent donc je voulais voir ce que donnait ce groupe inconnu en live. Et j'ai pas été déçu ! Mad Pop'X assure du feu de dieu, un seul concert m'a convaincu et je suis un de leurs adorateurs, c'est grâce à ce show d'un aprés-midi d'été... Addict n'était pas encore connu mais le chapiteau a su apprécier leur grunge envoutant, il ne fallait pas rater le début des Eurocks 97 !!! Nos voisins belges de Channel Zero donnèrent ensuite ce qui devait devenir un de leur dernier concert, leur métal conventionnel ne déchaîna pas la foule, assomée par le soleil. Une foule tout aussi relativement passive pendant le set, décevant, de Biohazard, je m'attendais à un super concert (on m'avait dit que...) et puis ... bof bof, vraiment j'ai été déçu ! A un tel point que je n'ai pas attendu la fin du set pour retrouver la scène C et le début du show de Mass Hysteria, 2ème grosse révélation pour moi et pour l'incroyable public entassé devant la scène Territoire de Musique. Une tornade de folie fait jumper les Eurockéens et va les faire parler pendant 3 jours, la question : "T'as vu Mass Hysteria ?" commençant toutes les discussions entre les festivaliers. Ils ont même le droit, fait rarissime sur "la C" à quelques minutes de rab', le temps de jouer "Le dernier tango". Et le charisme de Live a embrasé le chapiteau, j'adore Throwing copper et Live live m'a comblé. La chaleur est encore montée d'un cran. Pour nous tempérer une petite pluie fine nous caresse avec la musique de Radiohead, la magie envahit le Malsaucy, Thom Yorke nous retient prisonnier et éternalise des instants d'une beauté indescriptible. Spicy Box, sur la scène C, en fait les frais. Chaud le chapiteau avec Supergrass, pour moi c'est le temps de manger et de se reposer un peu avant de LES voir. Eux qui ont défrayé les chroniques financières locales par leur cachet et qu'on voulait donc critiquer... Eux, ce sont les Smashing Pumpkins dont le concert n'a pas de prix, ma journée se termine comme dans un rêve. Ou presque parce que mes rêves ne sont pas hantés par les Chemical Brothers et leurs Ataris colorés, décevant, Techno-Rock qu'ils disaient ...

A peine remis de la journée de vendredi, je suis de retour sur la presqu'île où la power-pop néopunkisante des Oobik and the Pucks me ravit d'entrée, je ne connaissais pas et j'ai pas regretté de mettre lever tôt (vers 11h) pour les voir (à 15h), d'autant plus qu'ils sont charmants et toujours prêts à discuter off-stage. Là encore un groupe peu connu va récompenser ceux qui se sont déplacés si tôt, les Stereophonics charment le chapiteau... Melville et sa bonne presse, méritée, donne un trés bon concert mais c'est pour Baby Bird que pas mal de festivaliers d'un jour sont là, mais je me demande encore pourquoi... Accroché aux premiers rangs devant la grande scène, j'attends. Musique tribale, ils vont entrer en scène pour mettre le feu. C'était ma première expérience No One is Innocent et elle m'a marqué à vie. Depuis j'associe "débauche d'énergie" à "Kmar", phénoménal. La jeunesse emmerde le front national. Des paroles qui ne sont pas tombés dans l'oreille de sourds américains pratiquant à merveille le français, les attentifs Nada Surf, qui, en conférence de presse et sur scène, en remettent une couche, l'extrémisme est au coeur des débats de la journée, tout le monde essaie d'éviter que le sous-marin ne coule... La jeunesse emmerde les torpilleurs et acclame les Nada Surf qui mettent une claque à pas mal de monde. C'est le début d'une grande histoire d'amour... La fête continue avec les adorables gros blaireaux de Marcel et son Orchestre, le parterre de la scène C se transforme en bal du 14 juillet mixé au ska-beauf. C'est du délire aussi bien sur scène que dans l'assistance, les nains de jardins slament et les Marcel récupérent 2 fois 5 minutes pour continuer de foutre le bordel ! Jouissif !!! Furieuse Fête Foraine d'un côté, FFF de l'autre, mais leur fusion dépareillé ne me convient guère... Le clou de la journée c'est Noir Désir et encore un concert marquant, qui laisse des traces... D'un lancinant "Lazy" interminable à un "Un jour en France" d'actualité, l'essentiel du 666.667 Club y passe au détriment de quelques standards. Le rêve continue.

eurocks97 : smashing Pumpkins

eurocks97 : smashing Pumpkins

Dimanche, les choses sérieuses commencent avec Sloy et un Armand aux anges quand il entend le public applaudir en rythme pendant qu'il se réaccorde... Sur la scène A 311 personnes à tout casser regardent un groupe "for promotionnal use only". C'est aussi une histoire de chiffres sous le chapiteau avec le rock country de 16 Horsepower, trés apprécié par la "vieille génération". Mais les jeunes sont essentiellement venus pour les 3 kangourous de Silverchair qui nous livrent un concert moyen pour certains, intense pour d'autres... Même sous abri la tempête Rollins Band fait rage, le tatoué en short qu'est Henry Rollins explose tout sur son passage avec l'aide d'un batteur exceptionnel. Pas grand chose à voir avec Placebo et un angélique Brian Molko qui à son tour envoûte les festivaliers. Quel concert ! Somptueux, avec comme cerise sur un incroyable gateau, un instrumental de prés de 10 minutes. Ah, c'est beau... Un public sage et clairsemé applaudit Paul Personne et sa guitare, perdu sur la grande scène. Neil Young s'étant blessé (en se faisant un sandwich !!!), c'est un groupe habitué des festivals qui va clore ces magnifique Eurockéennes. Dand leurs bagages, ils nous ont ramené Suede et leur pop mielleuse. Les têtes d'affiche qu'étaient devenus Simple Minds ne font guère mieux.

Le réveil est dur mais le rêve était si beau qu'on pense déjà à 98, en plus, ce sera l'anniversaire des Eurocks, les hypothèses les plus folles germent dans des esprits éblouis par 3 jours de folies. Malheureusement, la déception sera grande...

Oli
Juillet 1997

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