Avant d'attaquer cette première journée, un petit retour sur la veille où pas mal de festivaliers avaient déjà planté leurs tentes (dont certains ont battu le record de la plus grosse pouvant loger facilement plusieurs familles de réfugiés). Les navettes ont plutôt bien fait le boulot de notre côté, un temps d'attente pas trop long pour un arrêt à 2000 pas de l'entrée principale du festival. Un effort supplémentaire de marche était requis pour rejoindre le camping (10 minutes environ). La soirée de jeudi a été relativement calme avec la diffusion d'un film humoristico-gore, ("Dude bro party massacre III") organisé par l'association PANIC! Cinéma. Puis la flotte a fait son apparition une bonne partie de la nuit...


Vendredi 9 juin 2017

Début de journée au Download 2017 Début de journée au Download 2017 Mallory Knox : Ce sont donc ces inconnus qui ouvrent officiellement cette édition (si on excepte la scène Firefly du camping sur laquelle ont joué Darktribe et Miss America), des Anglais de Cambridge qui font passer le temps à travers un rock alternatif sans grand relief émotionnel, formé de structures rock assez simplistes, limite pop, sans grand intérêt.

Pierce The Veil : Encore un groupe de catalogue qu'on case en gros festival pour lui faire un peu de pub. OK, j'avoue, je suis un peu médisant sur ce coup-là. En réalité, si on oublie le chant insupportable, les refrains ultra mielleux chiants à mourir et mon âge, ça peut sereinement passer. Même si ça navigue entre bon et mauvais goût constamment, le show du quatuor punk-métalcore de San Diego a été plutôt bon.

RavenEye : Du classique rock bluesy un tantinet garage et stoner avec des sonorités très ancrées 90's, c'est toujours bon à prendre en plein après-midi. Surtout quand les gars sont motivés comme jamais et que le chanteur porte le guitariste sur ses épaules pendant un solo. Le spectacle, c'est sérieux mec ! Lourd et rock n' roll ! Gui, si tu lis ça...

Kvelertak : N'ayant jamais été fans du combo norvégien, sur album comme en live, nous partions sur un a priori négatif avec mon camarade photographe, c'est confirmé encore une fois sur la Main Stage ce vendredi. Cette prestation tantôt black, tantôt heavy, n'apporte rien de bien nouveau dans ce paysage ténébreux. Assez confus par des blasts inaudibles (le son paraissait vraiment dégueulasse à côté des autres formations passées sur la même scène) et des passages très hachés, la musique de Kvelertak ne nous procure absolument rien de positif. Ils ont sûrement du talent comme le prétendent certains, nous on le cherche encore.

Dinosaur Jr - Download 2017 Dinosaur Jr - Download 2017 Dinosaur Jr : Changement total de cap en terme de style avec ce mythique power trio moitié college rock, moitié noise, là où se croisent jolies mélodies et guitares saturées. La timidité et la nonchalance de Jay Mascis fait contraste avec l'enthousiaste de Lou Barlow, le groupe connaît cependant parfaitement ses classiques ("Feel the pain", "Freak scene" ou bien la reprise destroy de "Just like heaven" de The Cure), et sait jouer les gros bras mais trop peu souvent pour s'aligner sur une prog' qui l'est de nature. La nostalgie 90's opère assurément, et la musique des gars du Massachusetts fait un peu office de pouvoir thérapeutique à ce moment de la journée.

Blink-182 : Sujet de raillerie pendant de très longues années chez les collègues, toujours est-il que ce groupe est encore là et compte un nombre de fans impressionnant. C'est par curiosité que nous nous arrêtons devant MainStage pour observer le show du trio punk-rock mélodique composé d'un nouveau membre depuis le départ de Tom Delonge début 2015. À défaut d'être impressionnés par les chansons du groupe, nous le sommes beaucoup plus par le talent de Travis Barker. Leur impressionnant batteur, tout en maîtrise, donne vraiment à cette formation son côté énergique. Et tout de suite, ça donne plus d'intérêt à un spectacle qui bénéficie également de quelques artifices pyrotechniques.

Hatebreed : Place à quelque chose de moins "teenage" : un gang de hardcoreux motivé comme jamais pour soulever la foule de la Warbird. Jamey Jasta fait monter l'ambiance en bougeant dans tous les sens avec une musique qui sent bon l'asphalte, un matraquage hardcore pugnace qui fonctionne définitivement mieux sur des petites scènes (comparativement à Dour il y a quelques années où le groupe avait joué sur la plus grande scène). Belle sensation de la journée en matière de musique rugueuse.

Gojira : On les aura vus par intermittence avec les Mars Red Sky lors de la pause dîner. Que dire de mieux ou de plus que lors de la première édition ? Eh bien peut-être qu'on aurait préféré les voir sur la prochaine édition pour avoir un certain recul car on n'a pas senti de différences significatives à part que c'est toujours "harder, better, faster et stronger" !

Mars Red Sky : Il y a toujours ce ressenti chez MRS de voir un groupe différent à chaque fois. Les effluves sonores arrivant jusqu'à nos oreilles en plein dîner nous font dire que les Bordelais sont de mieux en mieux en live, on a adoré le côté contemplatif de leur son, un peu doom, un peu stoner, un peu psyché, un petit je ne sais quoi qui nous oblige à dire que, oui, Mars Red Sky sur scène ça vaut le détour !

Nostromo au Download 2017 Nostromo au Download 2017 Skinny Puppy : Mise en scène très sympa (quoique, ça dépend pour qui) à base de déguisements monstro-seringues et de belles lumières bleues, pour ces vieux canadiens passionnés de musique électronique industrielle et de synthés que nous n'avons pas eu la chance d'apprécier à sa juste valeur (4 morceaux à peine) car nous ne voulions pas rater le retour de Nostromo, alors que résonne déjà de loin la soupe de Linkin Park.

Nostromo : De façon subjective, je dirais que c'est le meilleur concert de la journée. Le rouleau compresseur genevois n'a pas fait de quartier, ça faisait presque 15 ans que je ne les avais pas vus, je n'ai pas été déçu. Lourds, chaotiques, puissants, les musiciens n'ont pas oublié leur savoir-faire dans l'art de la torgnole brutal hardcore. Blagueurs ("Salut, on s'appelle Linkin Park !), les gaziers proposent de nouveau morceaux dans leur set list qui font la part belle aux titres anciens (au hasard, les plus marquants : "Rude awakening", "Epitomize", "Collapse"). Indescriptible mais sublime !

Linkin Park : Passé devant en fin de parcours pour rejoindre l'espace presse, les Américains jouaient leurs tubes en mode "je te les fous à la fin pour que tu restes au bout" ("In the end", "Numb", "Papercut"). Voilà, un peu chiant à mourir, mais on a pu se rendre compte que les fans ne manquent pas et que certains ne sont venus de l'étranger uniquement pour eux. Flippant.

Black Peaks : De retour au camping, nous tombons sur le show de ce groupe entre metalcore des familles et quelque chose de plus mélancolique et lourd. Même si la rigueur est de mise, la personnalité du groupe n'en est pour autant pas très affirmée. Dommage.


Samedi 10 juin 2017

Far From Alaska : Cette deuxième journée commence par une bonne surprise sur la Main Stage avec un jeune groupe brésilien mené par une nana complètement hystérique répondant au nom d'Emmily Barreto. Diffusant un rock 70's très groovy, faisant rappeler par moments The Kills en un peu plus punchy, Far From Alaska plaît par sa fraîcheur et sa franchise. Et comme ils ont le partage dans le sang (pas qu'avec le public), ils nous ont fait l'honneur d'inviter sur scène le chanteur d'Ego Kill Talent pour un "Collision course" très électrique et bien bourrin.

Devildriver : Le retour du groupe de Dez Fafara (Coal Chamber) en France après trois ans d'absence n'est pas passé inaperçu tant la prestation était faramineuse. Avec une grosse force de frappe métallique et mélodique sous un soleil brûlant, Devildriver a réussi le pari de se mettre dans la poche le public du Download Festival.

Blues Pills au Download 2017 Blues Pills au Download 2017 Code Orange : Voilà une formation que nous ne voulions louper sous aucun prétexte, tant elle est admirée, entre autres, par un grand nombre de nos lecteurs. Nous n'avions jamais eu l'occasion d'aller voir les Américains et nous n'avons pas regretté une seconde de prendre une rasade de rage à travers la gueule. Porté par une voix partagée à deux entre le batteur et une guitariste assez énigmatique (beaucoup on cru voir un mec au départ), ce punk hardcore ne se limite pas au code établi, il va chercher loin, même dans le métalcore par moment. Ce qui pourrait être l'alliance parfaite entre Converge et Black Flag s'est révélé est une vraie machine scénique. Le groupe n'a laissé aucune seconde de répit au public de la Warbird.

Blues Pills : Encore une formation qu'on ne voulait en rien rater. Non, non, pas forcément pour rester ébahi comme certains l'ont été devant les formes de la très jolie et ravissante Elin, mais plutôt pour confirmer les bonnes impressions qu'on avait eu à Dour en 2015. La nouvelle Janis Joplin ou Kate Bush, selon de quel côté on voit la chose, a le rock psyché, le blues et tout un pan des sixties et seventies dans la peau. Et que cela soit avec ou sans maracas ou tambourin en main, on peut vous assurer que les Blues Pills sont faits pour la scène. Définitivement.

Touché Amoré : Pendant qu'Epica diffuse allègrement son opéra-métal sur la Main Stage, que nous n'apprécions guère au passage, les Californiens distillent leur screamo post-hardcore en pleine face de l'assemblée regroupée sous la Warbird Stage. Ça secoue sec et la musique ne respire finalement pas tant que ça. Les moments calmes sont toujours supplantés rapidement par la violence de leur musique et du coffre vocal de Jeremy Bolm. Le public a dû voir là l'une des belles surprises scéniques de la journée.

Paradise Lost : Nous n'avions pas revu les Anglais sur scène depuis 1999 et la tournée Host. De l'eau a coulé sous les ponts depuis (on a du louper huit albums), et l'impression de voir un groupe vieilli ne nous a pas traversé l'esprit un seul moment du show. Sans fausse note, le combo a varié les titres toutes périodes confondues, mais le clou du set reste le final tubesque "Say just words" qui, pour le coup, nous a filé un bon coup de vieux.

Code Orange @ Download 2017 Code Orange @ Download 2017 Slayer : Une machine de guerre, tout simplement. Je ne me souviens pas d'un show aussi puissant de Slayer que celui de ce samedi. Ou alors, ma mémoire me fait défaut. Ça a beau rester du Slayer, on ne s'en lasse jamais et on se réjouit quand la set list nous sert "Disciple", "Mandatory suicide", "Dead skin mask", "Seasons in the abyss", "Raining blood" ou "Angel of death" parmi les quinze titres joués sur la Main Stage 2. Notre seul regret est de ne pas avoir vu la totalité du concert à cause d'un estomac qui n'arrêtait pas de crier famine et surtout de se tenir prêt pour la tête d'affiche qu'est System Of A Down.

Solstafir : C'est une sensation assez bizarre de se restaurer devant un groupe qu'on ne connaît pas, ou en tout cas juste de nom. On n'en profite pas du tout à sa juste valeur, pire, on ne sait même pas quoi penser d'un groupe qui mélange post-rock et heavy métal. À revoir dans d'autres circonstances donc.

System Of A Down : C'était la tête d'affiche de cette journée, beaucoup de festivaliers ne s'étaient déplacés pour ainsi dire que pour eux. Réputés pour louper leur live depuis plus de 15 ans, les SOAD exécutent au contraire avec aisance leurs hits en puissance puisés sur l'intégralité de leur discographie ("Prison song", "Chop suey !", "B.Y.O.B", "Toxicity", "Sugar" pour ne citer qu'eux). Seul hic, ses membres ont visiblement oublié qu'il y avait une audience qui n'avait d'yeux que pour eux et communiquent peu avec, même entre eux, hormis leur bassiste qui harangue la foule régulièrement. Le groupe enquille les titres à une vitesse folle (30 morceaux en tout), tandis que Serj assure le strict minimum en mâchouillant son chewing-gum et que Daron joue l'autiste. Bref, un concert pas très mémorable qui nous rappelle également que System Of A Down n'a pas fait que des bons titres. Mais où diable étaient donc les tueries que sont "War ?", "Peephole", "Attack", "ATWA", "Stealing society", "Vicinity of obscenity", "She's like heroin", et j'en passe ?


Dimanche 11 juin 2017

TesseracT : Cette dernière journée commence comme les précédentes, avec des seconds couteaux, pas souvent reconnus d'ailleurs. Sauf que là, il se trouve que TesseracT fut une relative bonne surprise au moment de déguster une rafraîchissante IPA et en prêchant la bonne parole du W-Fenec avec les festivaliers (à ce sujet, coucou à Sacha et Stéphanie, j'espère qu'ils liront ces lignes). Le métal progressif des Britanniques est sophistiqué, propre, et parfois touche la beauté absolue.

Leogun : Blues, Soul & Rock n' Roll. Voici le combo gagnant pour ce trio de Londres pour nous faire débuter la journée tranquillement. Assez chouette et très sympa de leur part.

Mister Mike Muir au Download 2017 Mister Mike Muir au Download 2017 Creeper : Annoncé comme de l'horror punk, on s'attendait à du sous-The Misfits. Grande erreur de débutant ! Ces Anglais ont plus fait dans le paraître que dans l'être, pareil pour la musique qui n'était en fait rien d'autre que du punk-rock pas très dangereux qui se noie dans le mélo. On a pu tenir trois chansons, on ne sait toujours pas comment on a fait.

Rise Of The North Star : Des Français sur la Main Stage 2 ? Surprenant, d'autant plus que nous ne connaissions ni d'Eve, ni d'Adam ce crossover hardcore mi-rappé, mi-gueulé. Ça headbang et slamme dans tous les sens et les gars savent visiblement super bien mener la foule présente en ce milieu d'après-midi. Si tu aimes Biohazard, Downset, Madball ou Insolence, alors il ne fallait absolument pas manquer ce grand RDV.

Coheed And Cambria : Un tweet sincère lancé sur notre compte Twitter concernant le concert des prog-rockeurs américains en disait long sur notre pensée : "Ce sont de très bons musiciens mais leur musique n'est pas sensationnelle". L'intention n'était pas de créer une polémique futile, mais tout cela met en exergue le fait que Coheed And Cambria a bien son public, qui a d'ailleurs complètement répondu présent sous la tente de la Warbird et qui a pu voir "un spectacle incroyable dont les chansons sont créatives et intéressantes, et les paroles fascinantes. Que veut-on de plus ?"

Architects : Alors, eux, dans le genre boucherie sonore et lourdeur métallique, ils sont dans le haut du panier. Adeptes d'un métalcore au riffing aiguisé comme un katana, les Britanniques sont pour le coup de véritables architectes du son. Mais du son qui te concasse les tympans, cela va de soi.

Mastodon - Download 2017 Mastodon - Download 2017 Suicidal Tendencies : Quelle joie de retrouver la bande de Mike Muir avec une équipe largement remaniée, dont le poste de batteur attribué à Dave Lombardo (Slayer, Fantomas, Grip Inc....), depuis la sortie de son dernier album World gone mad. Cela ne change rien à l'esprit de ST puisque cette entité est devenue une institution du punk-hardcore crossover qui reste au-dessus de chacun de ses membres. Il a beau avoir la cinquantaine tassée et quelques dizaines de kilos en plus depuis les débuts, Mike n'en a pas perdu son énergie contagieuse et offre comme une évidence ses grands classiques "You can't bring me down", "War inside my head", "Subliminal" ou "Cyco vision". Bonheur !

Mastodon : Les sludgeurs américains ont clairement défendu leur dernier album, Emperor of sand, sur la Main Stage 2, un album duquel nous ne sommes pas encore réellement familier. Du coup, on en profite pour le découvrir, mais la magie n'opère pas instinctivement. On se laisse entraîner par les riffs dynamisant très typiques du quatuor, ses solis endiablés, ses chants partagés, mais nous restons la plupart du temps décontenancés entre chaque titre de Blood mountain ou bien Crack the skye qui ne se révèle que par un seul morceau ("Divinations"). Pas dommage, mais presque, surtout que les gaziers n'ont même pas daigné sortir au moins un morceau du classique Leviathan.

Rancid : Un autre appel à la nostalgie ! Les punk-rockeurs sont de sortie, ils sont même barbus maintenant, enfin Tim Armstrong surtout. Le frontman à l'accent anglais bien affirmé sert sur un plateau, avec son compère Lars Frederiksen, un récital fulgurant punk avec un soupçon de ska par moment pour le plus grand bonheur des festivaliers. Un show ayant mis en exergue ...And out comes the wolves et le petit nouveau Trouble maker qui détend bien comme il faut.

Prophets Of Rage : Très heureux de donner leur premier concert en France, les membres de Rage Against The Machine (sans Zach De La Rocha) accompagnés de B-Real de Cypress Hill, Chuck D et DJ Lord de Public Enemy ont littéralement plongé l'audience dans leurs révisions des classiques de RATM. Sans oublier d'administrer un medley des tubes hip-hop des formations dont sont issus les deux chanteurs (+ un "Jump around" d'anthologie), Prophets Of Rage a régalé un public totalement en transe et acquis à sa cause. La rage est de mise et s'intensifie lorsque Tom Morello brandit aux spectateurs un "Fuck Trump" sur le dos de sa guitare, mais sait aussi prendre un break pour rendre un hommage à son ami défunt Chris Cornell en jouant "Like a stone". Un moment très fort, tout comme fut ce show dans son intégralité. Tom ne s'y trompe pas en admettant qu'il s'agissait là de leur meilleur concert de la tournée. Demago ou pas, qu'importe, on tient là l'un des meilleurs concert du festival.


Rancid s'élève pour le Download 2017 Rancid s'élève pour le Download 2017 Green Day : Autant vous le dire de suite : Nous n'avons pas vu l'intégralité des 2h30 de cette tête d'affiche. Pourquoi ? D'abord, parce qu'il y avait Carpenter Brut, ensuite parce que Green Day, ça va quand tu as 15-20 ans, mais à 35-40, c'est déjà plus la même. Et puis surtout parce qu'il faut se farcir l'égo-trip de Billie Joe Armstrong et ses blablas incessants. Clairement, c'était un show très calibré, très stadium, à l'américaine, pas dégueulasse visuellement avec une belle mise en scène. Un concert avec de belles purges mais aussi des hits indiscutables ("American idiot", "Boulevard of broken dreams", "Basket case", "She", "Longview") livrant parfois de belles surprises, comme cette nana invitée à monter sur scène pour chanter un morceau avec le groupe. Oui, les Green Day sont partageurs, chaleureux et généreux, au moins on ne pourra pas leur enlever ça. Et puis, ce n'est pas si pire comme fond sonore pour faire ses derniers clichés d'ambiances nocturnes de festival quand une bonne partie du public commence à plier les gaules.

Carpenter Brut : Quoi de mieux que de l'électro tapageuse pour clôturer ces trois jours de festival ? Cela montre encore l'ouverture des programmateurs du Download Festival, et leur choix a été pertinent. Pendant que certains se coltinaient le show de Billy Armstrong, les autres se sont éperdument oubliés dans les vagues sonores sombres et les danses frénétiques. Un final parfait pour achever cette journée et bien se reposer, car demain ce ne sera pas la même !

Pour conclure, voici un petit bilan rapide des "+" et des "-" les plus manifestes :

Les "plus" :
-> Programmation améliorée et plus complète (avec ajout de deux scènes supplémentaires)
-> L'accueil et la bienveillance des personnes travaillant sur le site et l'ambiance
-> L'accès aux scènes plutôt facile et rapide
-> Les secours/infirmerie pour la distribution de Biafine et autres Doliprane
-> Les projections de films
-> Avoir la possibilité de payer en espèces et en CB sur certains stands (toujours pas convaincu par le système Cashless côté client)
-> Le Beer Factory et son excellente IPA, la Lagunitas
-> Certains déguisements de festivaliers qui nous ont bien fait rire (celui du T-Rex notamment)

Les "moins" :
-> Le manque d'informations au début du festival (pas assez de signalétique, notamment pour récupérer les accréditations)
-> L'accès impossible au camping pour les personnes possédant un camping car à proximité, donc pas ni douches, ni chiottes, ni bar, ni infirmerie, aucune possibilité d'acheter un peu à manger, et pire encore, d'assister aux concerts de la Firefly Stage (et donc de rater entre autres Psykup, Unswabbed, Hypno5e et Smash Hit Combo).
-> Pas de zone d'ombre pour les festivaliers.
-> File d'attente très longue pour la douche, le café, le primeur, et même (et surtout) les bars.
-> Des endroits du site un peu désertique, certains parlaient d'un manque criant de bars (!) et de toilettes/points d'eau.
-> L'accès limité de photographes dans le crash de la Warbird (4 par morceau !) et le refus de pouvoir photographier certains groupes phares (vous n'aurez donc pas de photos de System Of A Down, Blink-182, Prophets Of Rage ou de Green Day dans ce report.