artsonic 5 artsonic 5 Quartier libre commence les hostilité, c'est "Festipunk" expliquant peut-être les quelques punks qui déambulent. On débarque sur Booby Hatch qui vient de Tours et qui délivre un reggae-ska haut en couleur et en cuivre. Texte engagé, le chanteur à une dent contre le fait d'aller travailler le lundi matin, on le comprend, la grasse mat' c'est meilleur le lundi matin quand les autres travaillent. Autre petite chanson sur "Le boss", le style est épuré, le chant en anglais, la préoccupation importante... De toute façon terminer son set par un truc télé, c'est imparable, pas sérieux, originale, donc le générique de 30 millions d'amis débarque dans les tympans des festivaliers. 30 millions d'amis à la sauce Ska, il fallait oser, avec en plus des paroles et une orchestration qui tient la route, c'est Ska Spirit. On redevient plus sérieux, on recouvre ses esprits. Uncommonmenfrommars, UMFM, punks électriques franco-américain débarquent près à enflammer les foules, les barrières de sécurité commence à plier. Très communicatif avec le public, le gratteux fait part de ces étas d'âmes, de l'émission de la veille à la télé "On descendrait tous des poissons, c'est marrant, non ?". Mélodique, festif, c'est le "california style". Le batteur, manque de slamer, se ravise et reprend la batterie au milieu de la chanson. Le set touche à sa fin, Uncommonmenfrommars quitte la scène, puis revient, Mass n'est pas près. "On s'est levé à trois heures du mat' pour être là, on va en faire trois". la foule trépigne "A Poil", UMFM ne manque pas de répartie "Vous d'abord", finalement, c'est un vrai effeuillage, la dernière chanson devient une chanson de nudiste...

Bien chauffé au fer rouge, et battu à souhait, maintenant c'est 3000 personnes qui attendent Mass Hysteria, qui trépignent dans la boue, qui scandent "MH". Enfin Mouss et sa bande débarquent. "Ce soir c'est la furia à Briouze, les pieds dans la bouse". Parfaitement, dans la boue et la bouse, mais heureux d'y être. Mass Hysteria commence son show, la tension monte, les barrières plient encore plus, la scène et la foule fusionne. Le service de sécurité se trouve débordé, d'autant plus que Mouss invite les gens à monter sur scène. Mass Hysteria passe tous ces titres en revue, pour leur dernier concert de l'été, voir de l'année. A l'aise avec le public, Mouss entretien sa relation particulière avec lui. Coupure lumière, le public est tellement chaud qu'il à fait péter les lumières, Mass continue comme si de rien était. La lumière revient par morçeaux, puis la scène s'embrase. C'est le feu d'artifice Mass Hysteria qui rayonne. Légére pause, sur une reprise de "Get up, stand up" de Bob Marley, étrangement reconnaissable sous les notes de MH. C'est de la furie furieuse, "On va pas se faire emmerder en plus par les militaires, pour tous ceux qui emmerde l'armée", "P4" et son avalanche de bpm, de cris, de beat, une ambiance dense et survoltée... "Aimable à souhait" débarque, les baguettes volent, sont remplacées aussitôt et subissent le même sort. "Zion", la foule chante comme un seul homme. Le concert est intense du début à la fin. Fi du service de sécurité, une jeune fille s'approche de Mouss, lui décoche une baiser, puis se fait jetter dans la fosse, dérivant au gré des main baladeuses. Tous les furieux s'agitent, sautent, slament, chantent... Mouss balade son micro à travers le public, lutte pour le récupérer, "Finistère amer". La fin du concert approche, les bouteilles d'eau volent. Mouss ose une remontrance envers le public au nom de Mass et de tous les groupes qui suivront, ici ou ailleurs, legers sifflés tenu en respect, pour les risques d'électrocution. Punk, Hardcore, hip hop, New Wave, tu respectes. Noir. "Le bien être et la paix", "Furia", pour finir, Mass Hysteria, a rendu hystérique le public avec son indus coloré, son concert vivant, intense, avec sa personnalité propre et son style. Ce soir Briouze c'est donner la peine.