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OJM
LP : Under the thunder Label : Go Down Records godownrecords.com/ Date de sortie : 28/04/2008 |
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Intro toute en douceur, le groupe prend son temps, pose une ambiance à la température écrasante et aux instruments qu'il débride tranquillement avant de faire parler les guitares. Après une minute trente de "réglages", les outils crachent les décibels, mais on sent encore le groupe en rodage sur ce "Everything can be magic", trop court pour savoir ce que le groupe a réellement dans le ventre mais déjà suffisamment électrique pour que l'on suppose que la suite va envoyer du petit bois. "Sixties" vient mettre les pendules à l'heure : amateurs de stoner burné et de heavy hi-energy rock'n roll dopé aux hormones de croissance, OJM en a dans le ventre. Au croisement d'un Fu Manchu qui aurait eu une liaison illégitime avec The Hellacopters et alors que Nebula serait venu se joindre à la petite sauterie, les italiens livrent un pur single rock'n roll avec un petit bonus, le producteur Michael Davis (bassiste de Mc5) qui lâche un temps les consoles pour assurer les backing vocaux. Ce qu'on appelle avoir la classe. "I'm not an american" déboule alors sur la platine et un constat s'impose : les OJM revendiquent leur appartenance à une nation du vieux continent, mais leur rock turgescent et aux vapeurs éthyliques assumées renvoie à bon nombres de formations originaires du nouveau monde.
Peut importe au final ces considérations géographiques, l'important est ailleurs et notamment dans un "Stoned love" aux allures de grosse mandale stoner. Une bombe. On sent ci et là l'influence d'un Brant Bjork, avec lequel le groupe a passé quelques temps en studio avant d'enregistrer cet Under the thunder présentement chroniqué. Un groove psychédélique et imparable, des effluves alcoolisés, un chant éraillé, le combo italien en met plein les mirettes et n'est pas prêt de s'arrêter en si bon chemin. Du coup, il enchaîne bruyamment avec "Dirty nights" puis "Lonelyness", petites balances punky pour le premier, gros déballage de riffs pour le second, OJM donne dans le gros rock viril copieusement arrosé de whisky qui décape la tuyauterie et le fait très bien. Jusqu'à "Strasshine", climax d'un album de facture sommes toutes assez classiques mais terriblement efficace dans son concept : faire simple, mais furieusement rock'n roll. Avant d'accélérer la cadence sur "Give me your money", "M.C.I" et "Brant B." (en référence à qui on sait) injectant une bonne dose de coolitude dans un album qui n'en demandait pas tant. Rocks on.
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