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John Vanderslice > Chronique LP / Emerald City
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John Vanderslice
LP : Emerald City Label : Barsuk Records barsuk.com/ Date de sortie : 24/07/2007 |
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L'histoire d'Emerald City débute avec un problème familier : comment faire venir sa petite amie étrangère aux Etats-Unis ? John Vanderslice s'est, en effet, nourri de cette frustration pour composer son sixième album. Emerald City, pour ceux d'entre vous qui ne le savent pas, c'est aussi la "zone verte", le QG des GI's à Bagdad, une sorte de ville américaine en miniature avec bars, fast-food, pu... à volonté, etc. et qui leur fait un peu oublier le quotidien de la guerre. Un très beau parallèle en somme. La "zone verte" de ce californien est sa liberté de composer de la musique, de chanter son hostilité au gouvernement américain ou de faire partager ses mélodies sur les scènes du monde. La colère et le mal-être de John Vanderslice ne se diffuse pas dans les gros riffs massifs et les hurlements divers mais bien dans les paroles. Comme il le dit si bien dans une interview "I was so depleted as a person after all that stuff happened, that I had to write my way out of it. I really had to write political songs because for me it is a way of making sense and processing what is going on...", ce floridien de naissance, est encore touché par les attentats du 11 septembre et leurs suites. Sujet principal dans Pixel revolt (son précèdent opus), cette obsession se retrouve dans « "Kookabura" - From dusk to dawn and dawn to dusk, the sky will fill with vaporized dust, raining. - ou "Tablespoon of codeine". Il aborde également les problèmes familiaux dans "White Dove" ou la paranoïa due à la répression avec "The Parade". De facto, ceci n'est pas très joyeux. Et la musique dans tout ça ? Et bien, John Vanderslice a incontestablement un don certaéin pour pondre de superbes chansons matinées de folk et d'indie rock. Parmi les influences, on soulignera entre autres l'indétrônable Bob Dylan, ses anciens compagnons du label Barsuk Records, Death Cab For Cutie ou bien Pedro The Lion. Le californien ne se sépare quasiment jamais de sa guitare folk (souvent capodastrée à la troisième fret) et est bien sûr accompagné de ses musiciens. Le point faible de taille (mais voulu) de ce 9 titres se situe au niveau de la production et plus précisément de la saturation de la guitare folk sur certaines chansons ("Time to go", "White dove") qui rend l'écoute quasiment insupportable (surtout pour les puristes du son). Insupportable est aussi l'attente du règlement de visa de la petite copine française, évoquée dans "Central booking". Sur ce, chers lecteurs, gardez la pêche !
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[-] Re: Emerald City
Cactus - 1523 msg
Terrier : Dunkerque
http://www.myspace.com/johnvanderslice
Et du son ici, très sympa à écouter
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