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rock Rock > Pilots Wish > Chronique EP / Pilots wish

Pilots Wish
EP : Pilots Wish
Label : Autoproduit
Date de sortie : 10/10/2007
Far from home
Idle hands
Dying tree
Embers
Sailing
Alight
New morning
Half a letter


pilots_wish_ep.jpg De Shun à Pilots Wish, en passant par Sans Seraph, il y a comme un fil conducteur, une même manière d'aborder la musique, même si les intervenants comme les styles ont pu évoluer... "Far from home" puis "Idle hands", en sont les parfaits exemples. Le sextet PilotsWish n'a pas cherché à forcer le trait, n'essaie même pas d'impressionner, juste à livrer la musique la plus élégante possible. Evidemment, ça paraît simple dit comme ça et en effet, à peine a-t-on posé l'EP dans la platine que cela semble couler de source. D'une étonnante fluidité, la musique des six américains naviguent à vue dans des eaux emo-pop graciles mâtinées de post-rock dépouillé. Comme si, quelque part entre Dredg ou Sans Seraph, Day One Symphony, on avait laissé le sommet d'une vague aux natifs de Nashville pour venir déposer leur offrande musicale. Enveloppées d'instrumentations toutes en nuances et subtilités, les mélodies serties d'harmonies douces dévoilent leurs charmes, n'hésitant pas à jouer la carte de la suggestion. Sensuelles sur "Dying tree", précieuse "Embers", elles aiment tantôt se bercer d'illusions douces ou au contraire s'enflammer dans des élans passionnés, personnifiés par des guitares qui s'embrasent soudainement. Les instruments et le chant s'entremêlent, Pilots Wish délivre une musique suave et onirique, dont les effluves électriques ne peuvent s'empêcher de venir parcourir notre épiderme. A fleur de peau, tantôt éruptive, tantôt plus apaisée, elle gagne en intensité au fil des morceaux ("Embers", "Sailing" et ses arrangements à cordes envoûtants), là où tant d'autres groupes ont du mal à tenir la durée, les natifs de Nashville se bonifient pièce après pièce, comme s'il nous fallait parvenir jusqu'à la fin de ce mini-album afin d'en saisir toute la portée. Une boîte à rythme, un clavier qui vient cajoler une mélodie pop fragile, "Alight" semble touché par la grâce, mais, alors que l'on n'imagine pas le groupe aller plus loin, Pilots Wish sort l'excellent "New morning" de sa manche, avant de nous achever définitivement avec "Half a letter". Ambiances ouatées crépusculaires, chant haut-perché, un chorus aux vertus apaisantes hors du commun... En l'espace de huit titres, le sextet américain nous a fait succomber à ses charmes.

From Shun to Pilots Wish, while passing by Sans Seraph, there is like a discussion thread, the same manner of approaching the music, even if the speakers as the styles could evolve/move. " Far from home" then " Idle hands", are the perfect examples. The sextet PilotsWish didn't seek to force the feature, does not even try to impress, just to deliver the most elegant possible music. Obviously, that appears simple said like that and indeed, hardly one posed the EP in the turntable that seems to run of source. Of an astonishing fluidity, the music of six American sail at sight in emo-pop water graciles crossbred of stripped post-rock'n'roll. Like if, some share between Dredg or Sans Seraph, Day One Symphony, one had left the top of a wave to the natives of Nashville to come to deposit their musical offering. Wrapped instrumentations all in nuances and subtleties, the crimped melodies of soft harmonies reveal their charms, not hesitating to play the chart of the suggestion. Sensual on "Dying tree" , invaluable " Embers" sometimes, they like to be deluded with soft illusions or on the contrary to ignite in impassioned dashes, personified by guitars which blaze up suddenly. The instruments and the song intermingle, Pilots Wish delivers a music suave and oneiric, whose electric emanations cannot be prevented from coming to traverse our skin. With flower of skin, sometimes eruptive, more alleviated sometimes, it gains in intensity with the wire of the pieces ("Embers" , "Sailing" and its cord kind arrangements), where so many of other bands have evil to hold the duration, the natives of Nashville improve part after part, as if it were necessary for us to manage until the end of this mini-album in order to seize all the range of it. A box at rate/rhythm, a keyboard which comes cajoler a fragile pop melody, " Alight" seem touched by the grace, but, whereas one does not imagine the outward journey group further, Pilots Wish leaves excel it " New morning" of its sleeve, before definitively completing us with "Half has letter". Twilight padded environments, high-perched song, a chorus with the virtues alleviating out of the commun run. In the space of eight titles, the American sextet made us succumb to its charms.

aureliO
Février 2008

Par KEV le 26/02/08 à 15:45

[-] Re: Pilots Wish - Pilots Wish

KEV
KEV - 1878 msg
Terrier : Saint Denis

c'est parce qu'il bosse aussi pour "the w-fenec.org", une filiale trans-atlantique...
--
It never meant as much as it does right now !

 

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