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Blur
LP : Blur Label : Parlophone parlophone.co.uk/ Date de sortie : 10/02/1997 |
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Après un The great escape au succès retentissant, les Blur auraient pu tomber dans la facilité et sortir un "The great escape-bis", mais c'est sans compter le désir d'évoluer de la part de la bande de Damon Albarn. Souvent marginalisé et déprécié dans la discographie des quatre de Colchester, cet album marque pourtant un tournant vers des sphères peut-être moins rentables sur le plan économique mais bien plus appréciables sur le plan artistique. Blur a en effet été l'opportunité rêvée pour Blur d'arracher toutes les étiquettes qu'on leur a collé ces dernières années en proposant un résultat riche, varié mais également très déstabilisant pour le fan moyen peu habitué à autant d'audace de leur part. L'orientation de leur musique sera donc désormais guidée par ces maîtres-mots : exploration, expérimentation et éclectisme. Pop-rock aérienne et planante sur "Beetlebum" et "Strange from another star", rock alternatif péchu et incitation au pogo sur "Song 2", pop acoustique foutraque et parfois naïve sur "Country sad ballad" et "You're so great", brûlot punk/rock'n'roll digne des Stooges sur "Chinese bombs", pop atmosphérique plombée par un clavier dominateur ( à l'instar des mythiques Doors) sur "Theme from retro » et "Death of a party". Enfin, Blur se clôt sur un "Essex dogs" ambitieux flirtant avec le post-rock : 8 minutes de musique lancinante et répétitive (mais pas ennuyeuse) où la voix de Damon se mêle à une basse vrombissante. Un résultat brumeux à souhait, comme doit l'être probablement leur Essex natal un matin d'automne. Quid du groupe de Park life and co ? S'interroge alors le fan. Surdoué pour brouiller les pistes et déstabiliser les repères de l'auditeur, le combo anglais n'oublie pas pour autant ce qui a fait son succès avec des morceaux pop-rock plus conventionnels mais d'une efficacité redoutable. ("M.O.R" co-composée avec deux illustres inconnus, David Bowie et Brian Eno, sic, "On your own", "Movin'on"). Et le plus étonnant dans tout ça, c'est que le patchwork est d'une cohérence et d'une homogénéité irréprochable. Le passé du groupe ne dénote absolument pas avec ce que sera désormais la musique de Blur : une pop-rock pleine de prise de risques. En cela, les quatre compères font preuve d'un savoir-faire tout-terrain exemplaire. Un album majeur dans la carrière d'un groupe qui l'est tout autant. Un dernier mot sur la pochette : un brancard filant à toute allure vers ce que l'on devine un bloc opératoire. Une vision quasi-prophétique pour un groupe qui est désormais convalescent ?
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[-] Re: Blur - Blur
Cactus - 1620 msg
Terrier : Dunkerque
Ah bon, ca a marché finalement, merci Remiii !
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I d'rather have a bottle in front of me than a frontal lobotomy