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rock Rock > Green Fairy > Chronique EP / Green fairy

green_fairy_demo.jpg Il y a près d'un an et demi, je reçois un mail d'un lecteur de nos pages qui me conseille de jeter une oreille sur un groupe américain contemporain de Dredg : Day One Symphony (voir l'article sur le groupe pour les détails...). Il se trouve que l'internaute en question n'a pas cherché à faire son auto-promo en le précisant dans ses mails, mais joue dans un groupe baptisé Green Fairy. Après une petite écoute plutôt convaincante via quelques extraits diffusés sur le net, un nouvel échange de mails, voici que la démo atterri dans ma boîte aux lettres. Et deux mois après (le délai minimum étant donné la hauteur de la pile de disques en attente de chronique), voici que Green fairy se dévoile enfin dans ces pages.
L'évidence même est dans le nom du groupe, la fée verte s'est penchée délicatement sur le berceau de cette jeune formation en devenir, l'enveloppant ainsi d'un ambient rock épuré et lunaire ("Cross") pour le plonger dans les atmosphères progressives d'un second morceau, éponyme et organique. Une deuxième composition, où étrangement, la féé semble encore chercher son identité musicale, où elle tatonne entre les genres pour finalement se retrouver un peu en portafaux. Après deux morceaux, notre fée a pris un peu plus d'assurance et parvient cette fois à trouver sa voie musicale avec l'ode sensible et désenchantée qu'est "Cathy", un titre évoquant la scène indie rock émotionnelle nord-américaine (Dredg, Sans Seraph et Day One Symphony en tête...). Des instrumentations envoûtantes, un chant au diapason, une tristesse à fleur de peau baignant dans une douceur feutrée, le fée ouvre son âme et met à nu les douleurs de son existence imaginaire.
Au coeur du royaume de Morphée, la petite fée verte semble accepter sa condition et retrouver par la même un semblant de calme, même si la tristesse latente et toujours palpable n'en finit plus de parcourir l'univers onirique de notre hotesse d'un soir ("Desperately"). Peut être résignée, sans doute tout à coup plus matûre, elle fait alors jaillir une petite flamme rock alternative, pour un morceaux aux solis entêtants et à l'intensité émotionnelle qui désormais ne retombera qu'au terme de la longue plage post-rock de "Year of delusion", ultime offrande de cette première démo éponyme classieuse à l'onirisme élégant...

aureliO
Mai 2007


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