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metal Métal > Soulfly > Review Concert / Soulfly s'empare de l'Astoria

Ce soir, c'est grand soir, d'une part l'Astoria, salle mythique londonienne s'il en est, d'autre part Soulfly légende vivante du métal. C'est dire la tension et l'intensité qui règne dans la salle au fur et à mesure qu'elle se remplie, s'impatiente, consulte sa montre, décapsule sa bière avec nonchalance...

soulfly : live (2006)

soulfly : live (2006)

Pour ouvrir le concert, c'est Skindred qui s'y colle sur la partie anglaise de la tournée, un Skindred qui n'est pas là pour promouvoir son dernier album, mais bien pour chauffer la salle, c'est donc toutes les bombes de Babylon qui y passe, l'album ayant notamment été réédité en milieu de l'année dernière en Angleterre. L'acceuil du groupe est bon, voir même enthousiaste, -who are they ? They're f**ing good !-. Benji met toute son énergie et son charisme à intéragir avec le public, à le haranguer, à présenter le groupe et à introduire Soulfly. Remixant certains titres en version plus heavy, pour un public forcément plus métal, en comparaison de leur show au Borderline en 2004. Les titres sont efficaces et attisent l'impatience et la curiosité du public, comme le montre certaines canettes de bières volantes...
Après une longue attente, un jeu de patience élevé en art, le groupe arrive sur scène suivi de près par Max Cavalera, un Max plutôt de bonne humeur, qui va durant une heure assèner titres sur titres, enchaînant les tueries. Le son est correct, mais parfois un peu brouillon, les guitares se perdant par moment, les lumières étant également un peu chaotiques, finalement c'est dans le pit que les effets du concert sont clairement visibles, un nuage de gouttes de sueur, de slams hystériques, un gorille encore étonné par une slammeuse en soutien-gorge rouge, des pogos plutôt tribaux, des reprises en choeurs des classiques de Soulfly et Sepultura. Soulfly ratisse large sur ces cinq albums, en empruntant même aux oldies tel que "Inner self" de Beneath the remains; des incontournables "Refuse/Resist", "Roots bloody roots", Soulfly passe par "Eye for an eye" en guise de rappel, mais également "Seek'n'strike" ou "Back to the primitive". Dark ages donne son envergure old-school en live, livre ces facettes les plus sombres et violentes. Les titres s'articulent avec souplesse, laissant des plages à Marc Rizzo pour s'exprimer, surtout en solo de shredder sans queue ni tête, mais permettant également à Max d'arroser les premiers rangs, ou au bassiste de changer de basse après avoir casser une corde. Benji de Skindred viendra même pousser la chansonnette sur un "Quilombo" anthologique. L'ensemble est compact, une avalanche de poudreuse suffocante, une chappe de béton enflammée, une atmosphère à la Max Cavalera.

Thanks à Émilie @ Roadrunner. Dommage pour The Clerks...
Photo par Oli (Lille, Aeronef, 10.02.06)

Pooly
Février 2006


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