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Explosions in the sky > Chronique LP / Those who tell the truth shall dies, those who tell the truth shall live forever
Second opus des américains d'EITS, toujours édité par Temporary Residence, ce nouvel album s'intitule en réalité Those who tell the truth shall dies, those who tell the truth shall live forever. Où comment trouver un titre d'album à rallonge et pas vraiment accrocheur. Et pourtant, Explosions in the Sky, à l'image de son premier effort How strange, innocence, nous offre six titres post-rock de très haute volée, très travaillés, d'une grande maîtrise formelle,qui s'inscrivent dans le prolongement parfait de leur première oeuvre. Aux passages calmes et contemplatifs de "Great Death" ou "Yasmin the Light", succèdent ainsi de puissants crescendo emmenant l'auditeur vers une intense et sublime apocalypse mélodique. Ruptures de rythme, lignes de guitares et basse qui se disloquent inexorablement, le ciel s'embrase devant nous et l'on se rend alors compte que jamais un groupe n'a aussi bien porté son nom. Avec "The Moon is down", "Have you passed through the night" ou "A Poor's man memory", Explosions in the Sky, joue avec le minimalisme de longues intro qui précèdent de nouvelles envolées émotionnelles puissantes et mélodieuses. Une structure immuable qui peut parfois s'avérer lassante, mais qui permet au groupe d'offrir une musique élégante, pensée et parfaitement maîtrisée. En guise de final de ce Those who tell the truth shall dies, those who tell the truth shall live forever, Explosions in the Sky nous offre un "With tired eyes, tired minds, tired souls, we slept" qui prouve que le groupe sait maîtriser l'art du contre-pied avec un titre sans crescendo rageurs mais avec où l'on sent une folie douce bercer ce titre surprenant balisées de quelques dissonances pour le moins déroutantes. Encore une fois, on peut évidemment penser au travail de Mogwai, mais EITS se démarque de ses influences et fait même plus qu'affirmer son identité, le groupe ouvre la voie à toute une flopée de groupes talentueux (Souvaris), Emery reel. Plus qu'un disque de post rock de plus, Those who tell the truth shall dies, those who tell the truth shall live forever est un grand album de rock instrumental.
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[-] Re: EITS
OLAFCOMA - 939 msg
Set fire to flames n'est pas un album de Godspeed étant donné que Set fire to flames est un groupe qui est sur le meme label que Godspeed, à savoir le label canadien Constellation records.
De Godspeed You! Black Emperor (nom complet du groupe pour les rares qui savent pas), il y a quatre albums/EP
-f#a#oo (LP)
-Slow riot for new zero Kanada EP (2 titres)
-Lift Your Skinny Fists Like Antennas to Heaven (double LP)
-Yanqui U.X.O (double LP)
Pour kiffer Godspeed, je te conseille le premier titre du Slow Riot (la chanson s'appelle Moya), elle est tres représentative de la musique du groupe. A mes yeux, le meilleur album est le Lift Your Skinny Fists. Je trouve le Yanqui uxo moins bon parce que beaucoup plus mou, mais il est assez facile d'accès, mais je pense qu'en premiere ecoute de Godspeed, y'a moyen que cet album rebute par sa lenteur (c'est d'ailleurs pour ca que je te suggere Moya et son final en feu d'artifice). Le premier LP est celui que j'aime le moins, bien qu'il y ait East Hastings dessus (chanson de ouf qui est présente dans la BO de 28 jours plus tard, au moment ou le mec se balade tout seul dans un Londres déserté).
Reste que pour kiffer ce groupe, il faut se préparer à rentrer dans l'ambiance, parce que c'est pas la musique qui va se caler sur ton mood, mais plutot l'inverse. Les chansons sont longues, entierement instrumentales, se veulent des montées en crescendo, et la moindre résistance est inutile tant elle dégage le trip. C'est de la musique pour gens patients, c'est à dire qu'entre un album de Grind, de punk hardcore, de crust, etc, et un album de post rock du genre Godspeed, c'est pas du tout la meme attitude a adopter, ni le meme effet produit.
Je pense qu'on peut rapprocher l'ecoute de ce genre musical à l'écoute de la musique classique (bien qu'en classique les émotions sont bien plus complètes, et surtout la musique beaucoup moins binaire).
Vala