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Soulfly > Chronique LP / Soulfly
Voici le premier album de l'ère post-Sepultura pour le charismatique Max Cavalera et son nouveau groupe baptisé Soulfly. Le line-up de la nouvelle formation sera désormais à géométrie variable selon les humeurs du maître, et ne sera jamais stabilisé d'un album à l'autre. Pour ce premier opus, Max est accompagné de Marcello D.Rapp (basse), Jackson Bandeira (guitare) et de l'ex-Thorn Ray Mayorga (batterie).
Hymne au headbang et appel à la vengeance au titre évocateur, le "Eye for an eye" qui ouvre l'album annonce la couleur : le premier Soulfly va faire très mal aux cheveux. Riffs abrasifs, batterie branchée sur 100000 volts, voix surpuissante, ce premier titre déménage bruyamment les tympans. D'autant que Max Cavalera s'est assuré le featuring de Burton C.Bell et Dino Cazares de Fear Factory sur ce morceau. L'énorme et encore plus massif "No hope = no fear" qui suit finit d'achever l'auditeur. Max est décidément plus en forme que jamais et a visiblement digéré son départ tonitruant de Sepultura. Quelle claque ! "Bleed", 3e titre et single de l'album inaugure ce qui sera une tradition chez Soulfly, s'assurer la présence d'invités pour le moins prestigieux, ici en l'occurrence Fred Durst (chanteur de Limp Bizkit). Histoire d'augmenter un peu plus le potentiel commercial de l'album. Si Durst ne sert pas vraiment à grand-chose tant il est surpassé par la puissance destructrice de Cavalera, ce "Bleed" furieux mais calibré est constitue au demeurant un single plutôt efficace.
Vient ensuite "Tribe", LE titre le plus imposant de l'album. Intro typiquement tribale sur une grosse minute de chants traditionnels brésiliens, puis entrée de la batterie et des guitares, pour ce qui ressemble à une véritable vague déferlante que l'on prend en pleine face. Brutal, sans retenue, Max lâche les chevaux et rend le morceau ultime derrière. Soulfly ne s'arrête pas en si bon chemin et enchaîne avec "Bumba", moins énorme que le titre précédent, mais il fallait passer après "Tribe"... Chino Moreno (frontman des Deftones) vient ensuite prêter main-forte à Max sur "First Commandment", un titre évoquant les circonstances pour le moins troubles du décès de son beau-fils Dana et qui se termine dans un murmure de messe mortuaire. Soulfly alterne ensuite titres de metal tribal pur et violent ("Bumbklaat" ou le très massif "No", avec Christian Olde-Wolbers de Fear Factory à la basse) avec des morceaux où l'on sent une volonté d'expérimenter de nouvelles choses chez Max ("Umbabaurama", "Fire", "Karmageddon"), trouver de nouveaux sons, créer des ambiances. Un désir de mélanger sur un même album musiques traditionnelles et bon gros metal qui tâche, qui trouvera son aboutissement dans le titre éponyme Soulfly. Un morceau instrumental très calme, qui rompt complètement avec la brutalité du reste de l'album.
Surfant sur la vague Sepultura période Roots et ce même sans ses anciens compère, Max Cavalera et sa «tribe» nous livrent un album à la production impeccable (signé Ross Robinson qui se charge d'habitude de Korn, Slipknot ou Amen). Intense, tout en fureur, mais également en ambiances, cet album montre un Max Cavalera différent, plus mature et inspiré que jamais. Le maître est de retour, la machine Soufly est sur les rails...
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[-] Re: Soulfly
aureliO - 3779 msg
Terrier : à gauche à fond du couloir
tiens justement, je suis sur un kro de Dredg... El Cielo... tu vas être content