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Disturbed > Interview / interview de Disturbed (janvier 2001)
Disturbed était le 25 janvier à Paris (Le Zenith) avec Marilyn Manson et Godhead, l'occasion pour nous de nous entretenir avec un des goupes qui s'est imposé cette année aux USA et qui risque fort de conquérir l'Europe rapidement... Dan, guitariste, nous reçoit dans le tourbus, très décontracté et visiblement enchanté d'avoir à répondre une interview de plus...

disturbed : live
Dan : Ce n'est pas évident d'en parler parce que ce n'est seulement que le quatrième show qu'on fait avec Marilyn Manson et on ne l'a pas encore rencontré ! Mais la tournée est géniale, je pense que toutes les dates sont sold out...
Hiver : Le concert de ce soir est complet depuis plus d'un mois...
D : Vraiment ? Wouaw, c'est super... On est venu ici en novembre pour une mini tournée de 2 semaines, c'était notre première tournée en Europe et on a eu un très bon retour de la part des gens qui étaient venus à ces concerts, là, c'est un autre défi et on adore ça.
Oli : Tu appréhendes la rencontre avec Marilyn Manson ?
D : Si j'ai peur ? (rires) Non, on ne l'a pas encore rencontré, ce sera peut-être ce soir, j'aurais peut-être enfin la chance de le rencontrer. Il est fantastique, il fait des shows tellement extraordinaires, je ne sais pas si vous l'avez déjà vu mais c'est quelque chose de grandiose... C'est vraiment excitant.
H : Vous avez joué à Paris il y a 2 mois, c'était à La Boule Noire, une salle assez confidentielle, ce soir, c'est le Zénith, il y aura plus de 6.000 personnes, vous préférez jouer où ?
D : On aime faire les deux, mais moi, je préfère quand même les petits clubs, c'est plus intime, plus personnel. Je préfère voir les gens collés contre la scène plutôt que entassés sur des barrières à 10 mètres de nous. J'aime bien voir les mecs monter sur scène et slammer, c'est beaucoup plus personnel comme relation avec le public. C'est plus simple d'avoir un vrai contact avec les gens dans les petites salles, tu peux sourir aux gens et les voir sourir, tu n'es pas face à une foule où tu ne vois personne en particulier. Ca procure des sensations différentes... La première fois qu'on a joué dans une grosse salle, il y avait une scène immense, on était perdu... c'était tellement grand ! On aime bien ça aussi mais moi je préfère les salles plus intimes...
H : Et le Ozzfest, c'était comment ?
D : Génial ! C'est un des meilleurs festivals aux USA et on a joué avec tant de bons groupes... C'est comme si tous les jours on pouvait choisir avec quel groupe on voulait jouer. Tu te rends compte, on a joué avec Ozzy, ##Static-X, Incubus, Soulfly... il y avait tellement de grands groupes... On espère pouvoir y rejouer cette année, c'est en cours...
O : Vous aviez joué ici en novembre avec Nihil, vous aviez visiblement apprécié ce groupe ?
D : Ouais ! Je pense qu'ils sont vraiment bons, je ne les connaissais pas, je ne les avais jamais vus avant le soir où on a joué ensemble. J'ai vraiment aimé ce qu'ils ont fait !
O : Tu as leur album ?
D : Leur album, non, j'ai un sampler seulement, je n'ai pas leur vrai CD. C'est quelqu'un de leur label qui m'a donné le sampler, je n'ai pas eu l'album, mais le concert était très intéressant.
H : Et tu connais d'autres groupes français ?
D : Euh... non (rires)
O : Est-ce que vous pensez à faire une tournée européenne en tête d'affiche dans le futur ?
D : Bah, c'est possible, si plein de gens veulent nous voir (rires). On peut jouer n'importe où, on adore jouer et on adore voyager, je suis certain qu'on reviendra, et s'il y assez de gens qui veulent nous revoir dans les clubs, on sera tête d'affiche, sinon on essaiera de revenir avec une autre tournée comme celle-ci ou autre chose. C'est une chance incroyable pour nous de jouer dans tant de villes avec Marylin Manson, c'est l'occasion pour nous de présenter notre musique, de se faire connaître en Europe. Et donc peut-être d'avoir de nouveaux fans...
H : Godhead joue avec vous ce soir, tu apprécies ce qu'ils font ?
D : Ouais, bien sûr ! Mais c'est le dernier show qu'ils font avec nous ce soir, ils doivent repartir aux Etats-Unis, ils n'ont fait que les quatre premiers concerts. Je crois que leur album vient juste de sortir, aux USA, c'était lundi je crois, donc je n'ai pas encore entendu leurs titres en studio mais je les ai vus en live les trois premiers soirs et j'aime bien.
O : Dans les paroles, David parle d'utiliser la musique comme une arme ("use my music as a weapon"), comment l'utiliser concrètement ?
D : Ce sont des paroles de "Droppin plates", c'est une expression pour faire comprendre que faire notre musique a été difficile dans notre ville, c'était comme une lutte. On vient de la banlieue Sud de Chicago, ce n'est pas vraiment un endroit où la scène musicale est développée, il y a pas mal de salles et de bars mais on sonnait trop lourd pour jouer là. C'étaient toujours les mêmes groupes qui jouaient dans ces salles, on a du se battre pour jouer dans ces petites salles merdiques, convaincre du monde pour ensuite pouvoir essayer d'aller plus dans le centre ville où jouaient des groupes comme les Smashing Pumpkins, une scène plus tournée vers le pop-rock. Ca a été très difficile d'arriver à jouer dans ces salles parce qu'on n'avait pas les contacts pour s'introduire dans ce milieu, pas d'amis qui bossaient là... Alors on est allé là-bas avec des stickers, des CDs de démo et on les a distribué gratuitement aux gens, et certains se sont intéressés à notre musique, on a commencé à être pris en considération et ensuite on a eu la possibilité de jouer dans ces plus grosses salles. On a du se faire remarquer, on voulait jouer là-bas alors on a tout fait nous mêmes pour y arriver. Utiliser la musique comme une arme, ça veut dire qu'on fait ce qu'on a envie de faire comme musique et qu'on se sert d'elle pour y arriver, pour faire bouger les choses...
H : Tu faisais quoi avant de jouer dans Disturbed ?
D : Avant, euh... On jouait tous dans différents petits groupes qui n'ont jamais décollé nulle part. Fuzz le bassiste, Mike le batteur, et moi, on est du même coin, on jouait dans des groupes différents et quand on s'est rencontré on a décidé de jouer ensemble, on a cherché et essayé plusieurs chanteurs mais aucun ne nous plaisait, et puis David est arrivé des quartiers Nord de Chicago. On avait tous des jobs bien payés mais même si tu as une bonne paye avec ton travail, tu te fais chier parce que ce n'est pas ce que tu veux faire. Ce que je veux dire, c'est qu'on prend vraiment plus de plaisir aujourd'hui à faire ce dont on rêvait de faire, c'est un sentiment si agréable de faire ce que tu as envie de faire, ce qu'on fait tous les jours, c'est pas un travail, c'est génial, on peut à peine le croire... On voyage à travers le monde, on découvre des villes différentes tous les soirs, on rencontre de nouvelles personnes chaque jour, c'est une sensation merveilleuse...
O : On sait que vous êtes un groupe très uni, là Marty O'Brien remplace Fuzz pour cette tournée, ça n'a pas été trop dur de décider entre annuler la tournée et prendre un remplaçant ?
D : On ne voulait pas annuler la tournée, en aucun cas. Au pire, on aurait dit à Fuzz, "allez viens, fais la tournée avec nous, même si tu dois être assis sur une chaise pour jouer !". Il guérit doucement, il vient juste d'être opéré du talon, on préfère qu'il reste chez lui et qu'il récupère complètement, comme ça, quand on rentrera de cette tournée, il sera en pleine forme pour le reste de l'année. On ne veut pas qu'il traîne ce problème le reste du temps. Et puis Marty, qui joue dans Methods of Mayhem est un de nos amis, il était libre, tranquillement chez lui à Los Angeles, on lui a demandé s'il voulait jouer avec nous sur cette tournée européenne. Il était d'accord, là il finit la tournée et rentre directement en studio avec Tommi Lee pour le nouvel album de Methods of Mayhem. Il a du apprendre toutes les chansons en une semaine, venir à Chicago pour les jouer deux fois avec nous et monter sur scène ! Il a été plutôt rapide (rire), mais on ne voulait pas annuler la tournée... et on voulait aussi que Fuzz soit bien soigné, qu'il puisse récupérer à 100%.
H : On aurait été déçu si vous aviez du annuler les concerts...
D : Je ne pense pas que l'idée d'annuler cette tournée nous ait traversé l'esprit...
H : Vous vous sentez musicalement proche d'une certaine scène ? Ou alors Disturbed fait son propre truc ?
D : Je ne sais pas dans quelle catégorie les gens nous classe, je ne pense pas qu'on sonne comme un autre groupe en particulier. On fait ce qu'on aime, on improvise ensemble et on voit le résultat. La première année qu'on a joué ensemble, on l'a passé à essayer de se connaître, d'être à l'aise ensemble, de savoir ce que l'autre aimait faire pour pouvoir anticiper ses idées. Les autres et moi, on sait dans quelle direction va partir David, et c'est pareil pour chacun de nous, on est juste quatre mecs qui mettent leurs idées ensemble et on espère faire quelque chose de frais, on ne fait pas du rap-métal... On intègre beaucoup de choses et on est un groupe de rock, avec des éléments de rock old school, des éléments de musique électronique pour l'assaisonner, le tout avec des parties vocales très syncopées, très marquées par le rythme, on espère que tout ça fait de notre musique quelque chose de frais, d'un peu nouveau...
O : Tu as entendu parler de The Clay People ?
D : The Clay People ? Oui.
O : Tu penses quoi de leur musique ? Vous avez des influences communes ?
D : En fait, je ne les connais pas tant que ça, j'ai entendu leur album, ils viennent de New York je crois...
H : Oui, ils sont de New York
D : Tu les connais ?
H : Non, mais je sais qu'ils sont de là-bas...
D : Ah, ok. Je les ai vu en concert quand ils sont venus à Chicago. J'avais beaucoup entendu parler d'eux, ça doit faire au moins deux ans maintenant que je les ai vus... Mais depuis, plus grand chose, mais ils font de la bonne musique.
Et en tournant avec Marilyn Manson et Godhead, tu n'as pas peur qu'on associe le groupe au métal-indus ?
D : Tu sais, on est fan de Manson, on est allé le voir quand il est venu jouer chez nous, dans notre ville à Chicago, il est incroyable, il a une aura qui fait que les gens le regardent, s'intéressent à lui, écoutent ce qu'il a à dire et se demandent "que va-t-il faire ensuite ?". C'est vraiment bien ce qu'il fait, il y a des groupes qui arrivent, ils branchent leurs amplis, ils jouent et au revoir. C'est bien mais d'autres groupes en font plus, ils ont plus à faire que seulement jouer, ils ont des choses à dire dans leurs concerts. Etre sur une tournée avec un groupe comme Marilyn Manson, c'est une grande chance pour nous et être associé à Marilyn Manson, c'est très bien.
H : Pour la promotion de l'album, c'est "Stupify" et "Voices" qui ont été choisis comme single, tu peux nous expliquer ces choix ?
D : Pourquoi on les a choisi ? En fait, moi, je pense que n'importe quel titre aurait pu être choisi comme single, je n'ai pas de chanson favorite, c'est très dur de choisir une chanson préférée parce qu'elles sont toutes importantes pour nous. On a écrit près de 50 chansons et on a déjà du choisir les 12 meilleures pour les mettre sur l'album, alors qu'on avait travaillé chaque chanson de la même manière, avec la même attention. "Stupify" est une des chansons qu'on avait sur notre démo, et je pense que c'est une chanson intéressante pour donner une première impression, pour présenter Disturbed. Il y a des grosses guitares, un bon groove, des paroles assez hachées, c'est un bon moyen de présenter Disturbed. "Voices", le deuxième single a également un très bon groove, c'est la dernière chanson qu'on ait écrite, on l'a terminé juste avant d'enregistrer l'album en studio. Tu aimes toujours ta dernière chanson, car chaque nouvelle chanson que tu écris montre la nouvelle direction que tu prends. Là, il y a pas mal d'éléments électroniques qu'on rajoute après parce que pour composer, on jam toujours ensemble avec les instruments, les samples n'arrivent qu'après.

disturbed : live
D : Pas du tout ! On a enregistré ce morceau sur notre démo alors qu'on était qu'un petit groupe local. On jouait ce titre dans les salles de banlieues où on devait faire des concerts de 3 heures, c'est super long et on n'avait assez de compos à nous alors on faisait quelques reprises. On a choisi de faire des reprises de chansons très éloignées de ce que nous étions. Avec des paroles sympas, des messages à faire passer, et on voulait les transformer en des chansons de Disturbed, on ne voulait pas simplement faire une reprise, on a carrément changé les morceaux, on les a travaillé comme on travaille nos propres chansons. Je suis arrivé avec les riffs de guitare et on a bossé dessus sans vraiment prêter attention à la version originale, on a fait comme si c'était une chanson à nous... Le label n'a jamais mis de pression sur nous pour qu'on sorte "Shout 2000" en single, il y a beaucoup de chansons sur l'album qui peuvent sortir en single et représenter le groupe au mieux. On veut d'abord se faire connaître, si on décide de sortir "Shout" plus tard, ok, pas de problèmes puisqu'on en a fait une chanson de Disturbed, ce n'est plus le même morceau que celui de ears For Fears. On a commencé par sortir "Stupify" et "Voices" pour montrer aux gens ce qu'était Disturbed, maintenant, on peut sortir ce qu'on veut. Il y a trop de groupes qui regrettent d'avoir sorti une reprise en permier single et d'avoir été connu grâce à çà, ils ont été catalogué comme "le groupe qui reprend ça...". On a décidé de mettre le titre sur l'album, ça a été notre choix, le label n'a rien à voir là-dedans. On travaille et on joue ce titre depuis longtemps, on a donc décidé de le mettre sur l'album, si ensuite il sort en single, ce sera notre choix également.
H : Le nom du groupe est "Disturbed" ("dérangé"), les paroles parlent de devenir fou ("get psycho"),... pourquoi ce thème récurent ?
D : Etre "dérangé", ce n'est pas temps le fait d'être psychopathe ou un truc comme ça, c'est plus la façon dont la société peut percevoir des gens comme nous, des gens qui font leur propre truc. Quand les profs, tes parents, le curé, ou n'importe qui d'autres, te dit de faire certaines choses, des trucs qui eux ne les dérangent pas, ça n'est pas possible ! Tout le monde devrait être fier de son individualité et devrait faire ce dont il a envie. Nous, on fait ce qu'on veut faire, et quand eux nous regardent c'est "dérangeant". Quand David avait ses piercings sur la poitrine, si une mère avec ses enfants le voyait, elle avait peur de lui, c'est n'importe quoi, c'est juste quelqu'un avec une autre apparence qu'elle ! On n'est pas des tueurs en série, on ne va pas kidnapper des gamins ! On fait notre propre truc, peu importe ce que c'est, les gens doivent faire ce qui leur plaisent. C'est ce que l'on veut dire avec "Disturbed", sois toi-même, sois original, fais ce qui te passionne, ce qui te rends heureux.
O : Qu'est-ce que tu penses d'Internet, c'est un outil de promotion ou alors, ça te fait peur avec Napster ?
D : Internet est un excellent moyen de communiquer, on parle avec plein de groupes, on reçoit des mails du monde entier, ce sont des gens qu'on aurait jamais pu rencontrer, on a des mails du Brésil, de Nouvelle-Zélande, de partout dans le monde. Pour Napster, il n'y a pas de problème, on est favorable à Napster. Si on a des chansons qui sont enregistrées, c'est pour les faire écouter aux gens. Peu importe comment ils se les procurent... Quand on était un petit groupe, on distribuait nos démos gratuitement pour être écouté, là c'est pareil mais pour le monde entier. Il y a des gens qui viennent au concert et qui nous disent "Si je suis là aujourd'hui, c'est que j'ai entendu vos morceaux sur Napster et que je suis devenu fan". C'est bien, je ne voudrais pas qu'on nous vole des morceaux pour les mettre sur Napster, des trucs qui ne sont pas encore sortis, mais une fois que le morceau est terminé et qu'on le donne à écouter, autant qu'nu maximum de gens puissent l'entendre. Ce n'est pas un problème parce que les mecs qui chargent les morceaux, ils viennent aux concerts, ils achètent les TShirts, ils deviennent fans du groupe et en parle à leurs potes et tout cela fait que c'est bien pour nous !
O + H : On est complètement d'accord ! (rires)
H : Une dernière question... T'écoutes quoi en ce moment ?
D : En ce moment... J'adore le nouveau Deftones, l'album White pony. Je pense que c'est un super groupe et un super album, ils montrent un autre de leur côté... Le titre avec Maynard "Passenger" est extraordinaire, Maynard est un des mes chanteurs préférés, et l'album des Deftones est pour moi, le meilleur album de l'année. Chaque mot que Chino dit, tu le ressens, tout ce qu'il chante vient du plus profond de lui-même, c'est vraiment incroyable. Sinon, j'aime aussi Incubus, c'est un très bon groupe avec des musiciens très talentueux, j'ai aussi beaucoup écouté l'album de A Perfect Circle bien sûr, là je suis très curieux de savoir ce que Tool va faire... Quoi d'autres ? J'aime plein de trucs...
H : Le nouveau Manson peut-être ?
D : En fait, je ne l'ai pas encore écouté ! On a été tellement occupé avec les concerts ces derniers temps que je n'ai pas éouté tout ce qui est trop récent... J'ai entendu quelques chansons comme "Disposable teens" et puis en live bien sûr... Sinon, j'ai entendu quelques bons trucs dans les groupes avec qui on a tourné comme Linkin Park... il y a tellement de groupes avec qui on a joué... Spineshank, Ultraspank, on a vu ces groupes, on a joué avec eux, ils sont très sympas et on a beaucoup de respect pour ce qu'ils font. J'aime bien le denier album de Machine Head,
H : Peut-être KoRn aussi...
D : Oui, ils doivent bientôt entrer en studio je crois...
H : Ils y sont maintenant...
O : Et vous, vous retournez en studio après cette tournée ? Ou vous faites une nouvelle tournée américaine ?
D : On termine la tournée fin février et on retourne à Chicago pour préparer une tournée américaine en tête d'affiche pour quelques semaines. Il y a aussi plusieurs possibilités pour qu'on fasse une grosse tournée, mais rien n'est encore confirmé. On sera fixé quand on rentrera chez nous. On peut rester sur la route pour le reste de l'année, on verra avec quelles tournées... On ne bossera pas sur le nouvel album avant le début de l'hiver, et on ira en studio qu'aprés. On a fait quelques nouvelles chansons pour des compils. On avait sorti "Stupify" sur la BO de Little Nicky, on a une nouvelle compo pour le film Dracula 2000 et encore une autre qui sera dans le film Valentine. Il y a quelques semaines, on est allé en studio pour enregistrer une reprise de Faith No More qui sortira sur un tribute album, je crois qu'il y aura aussi KoRn, Papa Roach, Deftones, Fear Factory... On doit la terminer quand on rentrera à Chicago. On a de quoi faire avant le deuxième album...
O : Pas de vacances ! (rires)
D : Non, mais on est comme en vacances ! On joue tous les jours, on voyage... Enfin, on a quand même pris de courtes vacances pour Noël et Nouvel An, on est rentré chez nous 2 semaines, on a passé du temps avec notre famille, nos amis, on a aussi écrit de nouvelles chansons... Et on est reparti en tournée, on adore ça...
Merci à Dan et Disturbed, à Anne et BMG et à Supertramp :o)
Merci à HIVer avec qui j'ai réalisé cette interview
photos : Oli (Zenith, Paris, 2001)
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