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Compilations rock > Chronique Compil / Underworld
Si Underworld le film est rapidement passé à la trappe (pas vu, pas pris), la BO qui s'est vendu parallèlement a marqué les esprits. Certes la compil est encore loin d'un utopique Graal en la matière mais comparée à ce qu'on nous sert d'habitude, là, ça valait le détour. Il faut dire qu'il serait dommage qu'un projet mené par Danny Lohner (NIN) et ses amis n'aboutisse pas à quelque chose de bien... Danny se charge des ambiances du film avec son projet dénommé Renholder, place quelques mix (dont celui de "Judith" d'A Perfect Circle qui est d'une qualité exceptionnelle), et aide ses amis à mettre leurs compos en place notamment Sarah Bettens (K'S Choice, délicieuse sur la piano de Danny) et Maynard James Keenan (Tool, A Perfect Circle) qui laisse divaguer ses idées avec Puscifer (monu-mental ?), qui se fait remixer deux fois (deux titres d'APC) et qui place sa voix angélique aux côtés de celle du magique David Bowie
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[-] Re: Underworld
aureliO - 3785 msg
Terrier : à gauche à fond du couloir
Underworld – B.O
Lorsque Underworld, film de vampires urbain sur fond d’imagerie gothique, débarque sur les écrans de cinéma en Septembre 2003, avec la volonté annoncée d’exploser le box-office et de renouveler le genre, on aura pu s’estimer largement déçu. La BO du film était sortie dans les bacs quinze jours avant, sans pour autant vraiment attirer l’attention. Erreur…
En jetant un petit coup d’œil sur le livret qui accompagne le CD, on peut découvrir que Danny Lohner (NIN), Maynard James Keenan (Tool, A Perfect Circle), Wes Borland (celui sans qui Limp Bizkit ne serait rien), John Frusciante (Red Hod Chili Peppers), Josh Freese (Guns’n Roses, A Perfect Circle) et même David Bowie ont notamment participé à la conception de ce disque, alors là, on s’assoit et on écoute : la leçon peut commencer.
Cette véritable dream-team rock/ metal/ indus frappe fort dès le premier titre du disque avec le monstrueux Awakening, titre signé The Damning Well (regroupant Richard Patrick de Filter, Josh Freese, Wes Borland et D.Lohner, pierre angulaire de l’album puisqu’il en a composé la majeure partie des morceaux). Riffs assassins, un batteur qui se lâche derrière ses fûts, refrain accrocheur, cet Awakening est un « must », coup d’essai et véritable coup de maître.
C’est maintenant à Puscifer d’entrer en scène, collaboration entre Maynard James Keenan, Danny Lohner et la sublime vocaliste qu’est Lisa Germano pour un Rev somptueux et enivrant. Un titre rock/ indus qui met une nouvelle fois la barre très haut.
Avec Throwing Punches, c’est au tour de Page Hamilton (Helmet) de poser sa pierre à l’édifice avec un morceau brut de décoffrage, qui contraste avec le doux et langoureux Rocket Collector, avec une Milla Jovovich (actrice du Cinquième Elément et de Resident Evil) qui s’essaie avec un certain succès au chant, bien aidé en cela par les arrangements de Danny Lohner. Celui-ci, décidément incontournable, puisqu’il se charge également des interludes indus présents sur cette B.O sous le pseudo de Renholder.
La suite de cet album, c’est l’association sur un même disque de talents aussi variés que David Bowie, (avec Maynard James Keenan) sur le décevant Bring me the disco king ou les fous furieux canadiens de Dillinger Escape Plan (Baby’s first coppin), en passant par un inédit plutôt efficace des rois de l’éléctro-indus : Skinny Puppy (Optimissed).
Passé les anecdotiques On the lash de The Icarus Line, ou Worms on the Earth de Finch (bien décevant au regard de ce que le groupe avait montré sur What is to burn) cette bande-originale d’Underworld recèle quelques perles rock/ indus telles que les deux remixes de A Perfect Circle par Danny Lohner (Judith et Weak and Powerless) ou les mélancoliques Suicide Note (par Johnette Napolitano de The Heads) et From a shell de Lisa Germano.
Au final, cette B.O n’a pas grand-chose à voir avec le film dont elle est inspirée, tant sa réussite artistique est incontestable. A ce titre, le morceau final All of this past de Sarah Bettens (K’S Choice) est une pépite mélodique à la beauté rare et conclue à merveille une bande-originale comme on aimerait en voir plus souvent...
AureliO
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